jeudi 7 mai 2020

Soutien de la Banque Mondiale au travail au noir ?


(Un migrant malien, vu par la banque mondiale.)




« Ils [les Maliens de la Diaspora ndlr] sont effrayés, tout est à l’arrêt, ils n’ont plus de boulot. Si certains touchent le chômage partiel, la plupart, les précaires, les non-déclarés, n’ont aucune aide, poursuit-il. S’ils ne peuvent travailler, ce n’est pas seulement eux qui en paient le prix, mais dix, vingt personnes restées au Mali et qui dépendent de leur salaire. »


Avec le confinement, plus de travail, par conséquent plus d’argent et donc pas d’envoi. Malgré tout, ils doivent se nourrir et faire face à d’autres dépenses liées à leur propre existence.

Cette situation n’est pas propre aux migrants dans les pays européens. Ceux sur le continent africain connaissent les mêmes difficultés. M. Mallé, un migrant malien au Gabon, indique qu’« En raison de cette maladie, plus de travail pendant un mois » au Gabon. En plus de cela, les canaux qu’ils utilisaient pour envoyer de l’argent à leurs proches restés au pays ne sont plus fonctionnels, en grande partie.
« ...la plupart des Maliens gagnent leur vie dans le secteur informel ? ».
Réponse de la Banque Mondiale qui souligne que cette diminution des transactions de la part des migrants impactera sur leur famille qui est en grande partie dépendante des ressources générées par ces migrants.
 « Les remittances migratoires sont une source vitale de revenus pour les pays en développement », indique le président de la Banque mondiale dans son communiqué de presse.
La banque mondiale soutient la rémittance, qu’elle soit issue du travail déclaré ou dissimulé.
Combien touche la banque mondiale en pourcentage sur chaque envoi de fonds aux familles restées sur place ?
Quelle est le pourcentage de la remittance qui va directement dans les poches de la banque mondiale ? 
Et que fait la banque mondiale de ces fonds ?