jeudi 16 avril 2020

Surveillance, du virus aux minus.



Une commande de plusieurs centaines de drones passée discrètement par le ministère de l'Intérieur le 12 avril dernier, au plus fort de la crise du coronavirus. Repéré par un journaliste de FranceInfo dans le bulletin officiel des annonces de marchés publics, cet appel d'offre a immédiatement fait craindre le franchissement d'une nouvelle étape dans la surveillance de la population.

651 drones de surveillance et le matériel associé pour un montant total de 3,8 millions d'euros. Le premier lot concerne 565 "micro-drones du quotidien", des appareils légers et discrets, capables de voler à 100 mètres de hauteur, de filmer à 100 mètres de distance grâce à une caméra thermique associée à un  zoom 6X et d'envoyer des images à 3 kilomètres au moins.
Le deuxième est composé de 66 drones "de capacité nationale", des engins plus lourds, en mesure de filmer à 500 mètres de jour et de reconnaître des gestes pour des missions d'observation et de surveillance lors d'événements publics avec une portée de transmission de 5 kilomètres minimum. Un troisième lot concerne une vingtaine de "nano-drones spécialisés" de moins de 50 grammes capables de transmettre des images à 2 kilomètres minimum.
Le ministère de l'Intérieur a assuré à BFM Tech que cet appel d'offre "est sans lien avec la situation sanitaire actuelle" et qu'il répond simplement "aux besoins de la sécurité intérieure".  Source