jeudi 30 avril 2020

Élément de langage.



(Pour comprendre le « care », ajouter un chaton dans un jardin au printemps.)



Le « care », comme ou du « Medicare » américain. 

Veran et Finki sur LCI emploient « care » plutôt que « sollicitude ».


Pour nous indiquer qu’ils nous faut veiller sur les plus fragiles en cette période épidémique.


La langue française est tellement pauvre qu’il nous faut utiliser un verbe anglais comme substantif.


Le « care » une notion issue tout droit de la « bien-pensance », du « gender fluide », etc...


Mais, plus grave, issue aussi du « tout se vaut ». 

En effet en substituant la bonne volonté de chacun aux structures publiques abondées par tous pour tous, on raye toute obligation de compétence


Le fait que l’acte soit jugé socialement positif, soit « bien », suffit comme justification, y compris de l’injustifiable. 

Ex : les EPAHD c’est bien, les distributions de repas sur les trottoirs c’est bien, l’aide aux devoirs scolaires par des personnes sans diplôme c’est bien, etc..

Si je viens apporter une objection, c’est mal, je renie le dévouement des «aidants».

Si je demande d’où vient l’argent, qui donne ou si je juge les sommes disproportionnées par rapport à l’effet produit, c’est mal.

Si je dis qu’une société ne peut pas vivre du travail gratuit de gens incompétents, c’est mal.

Si je demande où passe l’argent des impôts, je suis excommuniée.

La pensée du care, en proposant de donner tout leur sens à des valeurs morales d'abord identifiées comme féminines – le soin, l'attention à autrui, la sollicitude – a contribué à modifier une conception dominante de l'éthique. Par là, elle a introduit des enjeux éthiques dans le politique et placé la vulnérabilité au cœur de la morale au lieu de valeurs centrales telles que l'autonomie, l'impartialité, l'équité. Le care s'efforce d'attirer notre attention sur ce qui est sous nos yeux mais que nous ne voyons pas, par manque d'attention tout simplement, ou parfois par mépris pour un domaine humain d'activité tenu pour secondaire.
Le care renvoie à une réalité ordinaire : le fait que des gens s'occupent d'autres gens, s'en soucient et veillent ainsi au fonctionnement ordinaire du monde. Les éthiques du care affirment ainsi l'importance des soins et de l'attention portés aux autres, en particulier à ceux dont la vie et le bien-être dépendent d'une attention particularisée, continue, quotidienne. Source

Parler du « care » plutôt qu’employer « sollicitude » c’est du 100% idéologique et du 100% économique
C’est faire peser sur tous les citoyens la responsabilité des systèmes de santé et de redistribution sociale via la culpabilisation. La culpabilité est l’outil employé pour que nous payions une seconde fois tout ce que nous avons déjà payé la première, via impôts, taxes et travail gratuit.

Le travail gratuit, basé sur le jugement de valeur et non sur les savoirs, en est le but

UCette éthique féministe met au centre de l’expérience morale la dépendance et le souci de l’autre, plutôt que la liberté et le détachement. Ceci la place en opposition avec les conceptions kantiennes et rationalistes de la moralité. Loin d’être des entités séparées, les individus dépendent des autres pour la satisfaction de besoins vitaux, et ce tout au long de leur vie, même s’ils sont davantage vulnérables à certains moments comme lors de la jeune enfance ou en situation de maladie.

Les valeurs morales de soin, d'attention à autrui, de sollicitude se trouvent souvent identifiées de prime abord par le sens commun comme étant spécifiquement féminines. 
L’éthique du care critique l'idée que certains traits de caractère typiquement associés aux femmes leur seraient naturels : compassion, souci de l’autre, dévouement, oubli de soi. Ces dispositions et attitudes ne sont pas propres aux femmes, mais socialement et culturellement distribuées.
Dans cette perspective, l'éthique du care peut et doit concerner chacun dans la mesure où chacun est ou peut devenir un « aidant ». Parmi les acteurs concernés par l'éthique de la sollicitude on trouve les aidants informels (également dits aidants familiaux ou aidants naturels), mais également les professionnels. Il s'agit par exemple des professionnels du secteur social ou médico-social considérés selon les relations établies entre les bénéficiaires et les dispensateurs de soins, d'aide sociale, d'accompagnement éducatif ou thérapeutique, d'aide à l'insertion, d'accueil des demandeurs d'asile, d'aide sociale à l'enfance, d'accompagnement des personnes handicapées ou dépendantes.
Le corpus relatif à l'éthique du care traite de problématiques de philosophie, de sociologie, de politique (un modèle d'organisation de société à projeter), de gender studies, d'économie ...