dimanche 8 mars 2020

Raison et sentiment.





(Sourire).



Sujets non traités : 

Le défaut de paiement du Liban 

La purge de MBS en AS 

L’OPEP et la baisse du pétrole 

L’attaque frontale de Poutine contre le schiste US et contre-mesures saoudiennes. 

Liste non exhaustive. 

Curieux cet effondrement d’hôtel-hôpital de quarantaine en Chine ! 

Coup de gueule : va falloir arrêter ce taré de E. Musk et ses trains de satellites de la mort qui vont pourrir tout le ciel de la planète et prochainement tout le biotope. 

Tof

———- exact, dces sujets importants non traités ici et listés par Tof. 

LCI, de 5h à 6h, traite uniquement du virus. 


Je suis désolée pour la photo d’Aylan. J’ai conscience qu’elle est choquante.

J’ai conscience aussi qu’en 2020, cinq ans après son instrumentalisation pitoyable, cette photo ne passe plus. 

Les mouvements SJW ont choisi l’image lisse de Greta et les publicités inclusives, sans parler des scénarios de repentance. 


On ne veut plus regarder le violent, l’injuste, la mort. 


Je vois la violence partout, la violence des faits divers comme la violence institutionnelle. Je ne vois pas l’amour du prochain, ni dans la rue, ni sur les RS, ni dans les événements mondiaux.


Le bien, le mal ? L’individu et le groupe ? Tout est confondu. 

Il est, aujourd’hui, de bon ton de coupler tout discours idéologique avec une leçon de morale.


Comme si l’éthique présidait à la marche du monde alors que chaque jour nous avons la preuve du contraire.


Cette confusion de la raison et du sentiment, de mon point de vue, nous sera fatale.


Tout est justifiable, ne l’oublions pas. 


Toute bonne propagande s’appuie sur nos instincts primaires pour modifier l’état de notre conscience et transformer notre échelle de valeurs.


Qui nous vend quoi et à quel prix ? 




28 commentaires:

  1. "Cette confusion de la raison et du sentiment, de mon point de vue, nous sera fatale"

    Oui elle l'est déjà

    Quand nous en sommes à amalgamer l'indignation individuelle par la culpabilité d'oser penser, les leçons de morales, la pensée collective sous peine d'être cloué à pilori de la bienveillance. ...

    Nous sommes perdus

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    1. Oui, c’est mon avis.

      Bétail humain et foules sentimentales, défoule sang timentales.

      Gardez son sang froid, sa tête froide, ne rien oublier, gardez les valeurs qui nous ont construit et être sourd aux chants des sirènes.

      C’est un peu comme se confiner du monde...

      C’est résister et c’est difficile.

      Un film sur le bien , le mal, le « libre arbitre » et ses limites sans limite.

      Le subtil japonais au service de la question : « qui décide ? ».

      https://youtu.be/npLmUVYsMm8

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  2. Je ne suis pas certaine de comprendre votre post :(. Se réfère-t-il à la théorie du chaos créateur, au paradoxe de l'observateur ou est-il simplement l'expression d'un désarroi bien humain ? Vous êtes catholique je crois, dans sa première lettre aux Corinthiens l'apôtre Paul ne parle pas que de l'humilité et de la simplicité de l'amour mais dit aussi
    "...Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir... Actuellement, ma connaissance est partielle...Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité."
    Chaque jour l'espérance et la charité de nombreux jeunes adultes m'émeut et je trouve ceux que je rencontre plus agissants que ceux de la précédente génération qui est la mienne. Même si c'est parfois fait d'une façon brouillonne et pulsionnelle. C'est très remarquable dans les domaines scientifiques ou techniques avec de nombreuses créations libres de droit.
    Pour ce qui est de la confusion entre "raison" et "sentiment", elle me semble provenir de la complexité apparente générée par le flux d'informations. Pour toute velléité d'analyse, il faut, en pré-requis, définir des indicateurs et s'y tenir. Amalgamer des sujets aussi variés que ceux que vous mentionnez sans au préalable avoir identifié et défini les indicateurs qui seront pertinents pour l'observateur lui sera destabilisant et improductif. Ensuite il faut bien sûr vérifier ses sources.

    Ce n'est que mon opinion et elle n'engage que moi.

    PS: je n'ai rien à "vendre" et suis agnostique :).
    Marie



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    1. «  ....la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité."

      ..... ? La foi en quoi ? L’espérance c’est le joli mot qui repousse l’espoir dans le temps, la charité pour qui par qui ?

      La charité c’est à double tranchant quand c’est employé pour masquer l’absence de choix positifs et distribuer le pardon comme les petits pains.

      Pour quoi faire ? Se donner bonne conscience à moindre coût.

      Donner 1€ pour éloigner la mauvaise conscience ou s’engager politiquement dans l’accès à l’éducation pour tous ?

      Deux visions de la charité.

      Le pardon n’appartient qu’à Dieu. Avant il y a la case expiatoire.

      On l’oublie, celle là.

      Les juifs sont dans la réparation les chrétiens dans l’expiation.

      Jdcjdr...

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  3. Fatma Bisounours9 mars 2020 à 01:20

    Bonjour à toutes et à tous
    Je suis désolée d'avoir exposé mes états d'âme de façon si tranchée.
    Désolée de cet effet boomerang d'avoir choqué en étant choquée.
    Cette photo de la réalité a réveillé en moi de vieux démons.
    Une question me hante toujours, les derniers gestes reçus ,en sortant de l'eau ont bien été des gestes de secours, une tentative de réanimation ou bien des crépitements de flashs des photographes ?
    Je n'arrive pas à accepter le fait que le corps livide de cet enfant a été déplacé et positionné de profil et de dos. Comme si la mort de dos était moins cruelle et plus acceptable.
    Comme si mettre un cadavre de dos rendait l'acte de photographier moins indécent.
    Ces photographes sont les paparazzis de la mort. Et la mort d'un enfant est d'autant plus difficile à accepter que celle d'un adulte.

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    1. Les paparazzis de la mort en l’occurrence servaient la propagande du moment.

      On les a beaucoup moins vu en Haïti et au Soudan.

      Dans ces pays la mort est quotidienne depuis 70 ans au moins, dans l’indifférence générale.

      Pourquoi ? Tout le monde ici aura son idée.

      Pourquoi la maltraitance des vieux n’est jamais photographiée ?

      Pourquoi la vie d’un enfant vaut davantage que celle d’un vieillard ?

      Perso... c’est pareil de mon point de vu.

      L’âge devient un instrument de tri négatif et c’est nouveau sur cette planète.

      C’est aussi de la propagande.

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    2. Fatma Bisounours9 mars 2020 à 02:19

      Le deuil est une épreuve difficile quel que soit l'âge du défunt.
      Cependant" la mort d'un enfant est d'autant plus difficile à accepter"
      Parce qu'il me semble que ce n'est pas dans le cours normal des choses.
      On accepte plus facilement la mort d'un adulte, d'une personne âgée qui a vécu.
      Une mort d'enfant c'est comme "tuer dans l'œuf" un poussin. Son existence est abrégée dès le départ.
      La mort d'un enfant va contre le sens même de la vie. L'enfant est sensé représenter la vie,le futur.
      "On ne meurt que quand on a fini de vivre. » Dolto

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    3. "L’âge devient un instrument de tri négatif et c’est nouveau sur cette planète." Essentiellement en Occident mais ça commence à gagner l'Afrique :(((.
      Marie

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    4. @Fatma "On accepte plus facilement la mort d'un adulte, d'une personne âgée qui a vécu." C'est vrai ici et maintenant. À l'échelle de l'humanité la mort d'un enfant n'avait que peu d'importance il y a quelques siècles et encore assez récemment. Les "anciens" par contre, étant sources de savoir, étaient valorisés. La tendance s'est inversée avec la chute du taux de natalité et les progrès de la médecine dans les pays occidentaux. La mort d'un enfant nous est devenue intolérable et l'instrumentalisation cette photo me rappelle celle de Kim Phuc.
      Marie

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    5. Grande protectrice de l'enfance Dolto!

      En 1999 était publié à titre posthume ce livre de Dolto "L'enfant, le juge et la psychanaliste"

      C'est un dialogue entre la juge pour enfants québécoise Andrée Ruffo et Dolto

      Extraits sans commentaires.


      P33 : A propos d’un enfant victime d’inceste
      Dolto : L’important c’est : puisqu’il a survécu, qu’est-ce qu’il y a eu de suffisant pour y prendre son pied ? Si un être est vraiment traumatisé il tombe malade ; si un être n’a pas de quoi vivre il ne continue pas.

      P40 : A propos du secret professionnel au tribunal
      Dolto : On a l’impression aussi que quand quelqu’un se suicide par exemple, et que le psychanalyste avait entendu les fantasmes de suicide, et peut être même un désir qui se précisait, le psychanalyste est fautif, comme si c’était mal de mourir. C’est très curieux qu’au Canada ce soit mal de mourir.

      P 52 : à propos d’une enfant violée.

      La juge : Mais on sait très bien que cet enfant est battue, qu’elle a été violée.
      Dolto : Oui, et d’ailleurs qu’elle le provoque.

      P53 : à propos des enfants incestués et battus :
      Dolto : les enfants sont responsables de laisser les parents commettre un acte qui les avili dans leur relation à leurs enfants

      P 81 : à propos d’un enfant victime de violences sexuelles
      Dolto : … peut être que sans l’avoir cherché, l’enfant en était complice. Parce que je crois que ces enfants sont plus ou moins complices de ce qu’il se passe.

      A propos d’inceste
      P83 : La juge : On a souvent au tribunal la fameuse question : est-ce que les enfants (abusés) mentent ?
      Dolto : Les enfants fabulent beaucoup, oui, c’est vrai.
      (…)
      La juge : Mais comment nous, juges, pouvons-nous savoir si l’enfant fabule ou non ?
      Dolto : moi j’ai vu beaucoup d’enfants qui fabulaient et ça se voyait d’après leurs dessins.
      (…)
      P84 Dolto : Les enfants ont des désirs pour les adultes, ils piègent les adultes à cause de ça. Ils n’ont que ça à penser, à provoquer l’adulte.

      P85 : La juge : mais pourquoi l’enfant fabule ? C’est qu’il doit y avoir un désir ?



      Dolto : (…) le fantasme de l’inceste la littérature en est pleine. La littérature est pleine de modes défendus de relations sexuelles.
      A propos d’inceste
      P87 : la juge : est-ce qu’il est utile pour les enfants qu’il y ait un jugement social, que l’enfant soit déclaré victime ?
      Dolto : Non, justement c’est très difficile parce que ça le marque pour la vie. Si ça se passe à huis clôt, entre l’enfant et les parents c’est beaucoup mieux. C’est bien dommage ce qui s’est passé. Il faut dorénavant que ce soit terminé et que ce ne soit pas toute une histoire. Ce sont des choses qui se passent dans le cabinet du psychiatre ou du médecin qui justement le garde en secret professionnel. Il travaille avec les parents pour ce dérapage dans leur vie imaginaire. C’est toujours sous médicament ou sous alcool que les choses se sont passées.

      P 88 : la juge : mais quand c’est le père et qu’il nie ?
      Dolto : Il a raison, c’est pas le même celui qui nie et celui qui a fait. Quand on leur dit ça : « Oui, vous avez raison. Celui qui dit « non » aujourd’hui il a raison parce que c’’est impensable pour vous. Vous vous sentiriez un salaud si vous l’aviez fait avec toute votre conscience. Donc vous n’aviez plus votre conscience.

      La juge : et qu’est-ce que vous faites en tant que juge pour enfant ?
      Dolto : on prévient l’enfant : ça ne recommencera pas, sans ça tu seras complice.

      P88 : la juge parle des mères abusées, de génération en génération
      Dolto : et alors, vous n’en êtes pas morte. Pourquoi vous en faites toute une histoire ?

      Le féminisme... C'est l'progrès.

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    6. La victimisation...Dolto, elle est vraiment vraiment pas pour ...:)

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    7. Fatma Bisounours9 mars 2020 à 05:36

      Citer une phrase de Dolto, c'est reconnaître que cela fait sens en moi,pour cette dernière mais ne veut nullement dire que j'approuve le personnage,ni que je valide toutes ses autres phrases... :)

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    8. Tu fais le tri comme pour Polanski?

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  4. La charité dans le sens de Cicéron "caritas generis humani" me plaît bien :))). S'engager et oeuvrer concrètement pour l'éducation et la santé pour tous me semble en effet infiniment plus productif que de donner un euro ou de partager son affectivité de bipède sur les réseaux sociaux. Et désolée, les notions judéo-chrétiennes de pardon et d'expiation me sont étrangères.
    Marie

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    1. Sauf que dans le réel tu aimes tes proches par le genre humain surtout à 8 milliards d’humains sur un grain de riz.

      T’es proches çà peut être un village. Un groupe mais pas tout le monde.

      C’est tout le monde conceptuellement mais pas en réalité juste parce que c’est impossible.

      Du concept à la réalisation... hiatus du réel.

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    2. Cicéron parlait pour Rome.

      Pour les romains.

      ;)

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    3. "C’est tout le monde conceptuellement mais pas en réalité juste parce que c’est impossible.
      Du concept à la réalisation... hiatus du réel." Oui ;) on est en plein dedans. Et on patauge lamentablement. Cicéron pensait que la passion aboutissait à la haine, du moins est-ce ainsi que je l'ai compris: tenter de dépassionner pour un jugement plus objectif. C'est difficile dans un monde en constante mutation où tout s'imbrique.
      Marie

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  5. Détendez-vous... Tout n'est qu'illusion. La matière est un leurre. Nos corps ne sont que des véhicules. Concentrez-vous sur l'essentiel, sur la seule chose sur laquelle vous puissiez avoir prise, votre microcosme. Libérez le du bruit de ce monde afin que votre esprit puisse enfin entendre ce que les songes de votre âme endormie ont à lui dire. Le moment est idéal... Car on ne voit la Lumière que dans les Ténèbres ! Je vous embrasse toutes et tous. Même les trolls débiles ! Que le chaos à venir, sur lequel nous n'avons aucune prise, puisse nous révéler à nous-mêmes.

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    1. Joli commentaire Twefik ! Merci !

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    2. Fatma Bisounours9 mars 2020 à 02:38

      Tewfik, tu as bien raison.
      Tout ceci n'est que palabre, ce n'est pas comme cela qu'on refait un monde, qui plus est matériel de surcroît.
      En réalité ces palabres ne servent qu'à se rassurer soi même, histoire de savoir si on est toujours fidèle à ses principes de départ.
      La vie continue son chemin sans qu'on tienne réellement le volant.
      Les bruits de ce monde sont une cacophonie, où l'écoute et la compréhension du sens devient difficile et demande beaucoup d'effort d'ajustement.

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    3. Merci Tewfik ! o/

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  6. En plein dedans ! :)))
    https://www.20minutes.fr/economie/2725383-20200309-apres-greenwashing-entreprises-elles-tentees-missionwashing

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  7. L'animal est violent lorsqu'il a besoin d'être violent.

    L'être humain a besoin de justifier sa violence par une dose de moraline. Dans sa conscience profonde d'être social un instinct réprime les accès de violence. Il lui faut donc passer par au dessus cette barrière mentale.

    Cicéron disait qu'il fallait détruire Carthage parce qu'elle allait détruire Rome. On brûlait les gens de manière horrible mais c'était pour sauver les âmes des autres, etc...
    C'est la bisounourserie récente qui est une anomalie et non l'inverse.

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    1. Exact.

      J’ajoute les : « tout se vaut » qui tue tes racines et « l’autre c’est moi » qui te ramène au stade oral.

      Schizophrénique.

      Les gens sont sous le joug d’une idéologie qui veut leur mort.

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    2. "Cicéron disait qu'il fallait détruire Carthage parce qu'elle allait détruire Rome." Ce n'est pas Cicéron mais Caton l'Ancien; il l'employait pour conclure ses harangues :).
      Marie

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Sans Modération.

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Respecter les autres est la base de l'échange.

Il faut beaucoup d'efforts pour construire et peu de bêtise pour détruire.

Ni insulte, ni incivilité, ni appel à la haine raciale ne seront acceptés. Je supprimerai les commentaires en comportant.