samedi 15 février 2020

Où sont les migrants du nord-est parisien mis à l’abri.

Coronavirus, toussa...


ils sont juste de l’autre côté du périphérique !



Après l'évacuation des campements du nord de Paris, certains migrants - primo arrivants et ceux remis à la rue après une courte "mise à l'abri" - se dirigent à présent vers Aubervilliers, juste à l'extérieur de la capitale, où des dizaines de tentes et d'installations de fortune sont plantées sur un terrain plein d'immondices.

 "Il y a quelques jours, je dormais dans le campement de la Villette qui a été démantelé. Après l'évacuation, je suis allé ailleurs, j'ai erré dans beaucoup d'endroits différents. Depuis trois jours, je suis là."....un point de chute temporaire sur ce terrain vague situé sur la commune d'Aubervilliers, à une dizaine de minutes à pied de la porte de la Villette, dont le campement de migrants a été évacué le 4 février. Suite à cette évacuation, des dizaines de tentes ont fait leur apparition sur ce terrain niché entre le canal Saint-Denis et des immeubles résidentiels modernes. Elles sont venues grossir ce qui ressemble, depuis plusieurs mois déjà, à un mini bidonville. Des installations faites de palettes en bois, d'agglo, de bric et de brocs bordent ce terrain. Par-dessus ces sortes de cabanes, des couvertures, lestées de blocs de pierre attachés via de petites ficelles, ont été jetées, pour se protéger au mieux des fortes intempéries de ces derniers jours.

...porte de la Chapelle, campement aujourd'hui lui aussi démantelé. "La Chapelle c'était mieux, estime-t-il. Il y avait tout là-bas : des médecins, des associations. Ici, il n'y a rien, que des déchets."
L'isolement de ces personnes ainsi qu'un accès plus difficile aux soins étaient, selon les associations, une conséquence probable des évacuations et du renforcement de la présence policière près des portes d'entrée dans Paris. "Les migrants vont être contraints de se replier dans de petits campements éparts et seront donc encore plus précaires".
Ainsi repoussés à l'extérieur de la capitale, ces migrants se retrouvent désormais directement sous les fenêtres de riverains. "Ces personnes sont évacuées mais elles reforment des camps aussitôt parce qu'elles ont besoin de leur réseau de solidarité".