vendredi 14 février 2020

La gouvernance mondiale sera génitale.





Des dizaines d’étudiantes indiennes ont été forcées de se déshabiller cette semaine dans une université hindoue afin de vérifier si elles avaient leurs règles.

Les faits se sont produits lundi au Sahjanand Girls Institute de la ville de Bhuj dans l’État du Gujarat (ouest de l’Inde), établissement tenu par la secte hindoue Swaminarayan. Celle-ci gère aussi de somptueux temples à travers le monde, dont un à Londres.
L’enquête est partie de la découverte d’une serviette hygiénique usagée dans un jardin devant l’université. Son règlement intérieur interdit aux jeunes femmes de rester dans les résidences étudiantes en période menstruelle et les oblige à s’isoler dans un sous-sol, ainsi qu’à rester à l’écart de la cuisine et du lieu de culte.
Les responsables de l’université ont aligné 68 étudiantes dans les toilettes et leur ont ordonné une à une de se déshabiller. Source
Les règles féminines restent un tabou profondément ancré dans Inde. Dans certaines zones rurales, les femmes doivent vivre à l’écart de la communauté pendant toute leur durée. Elles sont également interdites d’entrer dans certains temples durant leur menstruation.
—— c’est pareil partout. Tout se qui touche de près ou de loin les organes génitaux ou la reproduction est soumis à une propagande et une surveillance des comportements.
L’un des signes d’une dictature c’est lorsque le pouvoir s’invite dans les alcôves et l’intimité en utilisant les techniques de soumission par la propagande.
Aux USA, en Inde, en Europe...le même levier mondial. Chez certains c’est « tout est permis, tout se vaut », chez d’autres c’est « rien n’est permis ». Mais c’est le même ressort. 
Le « travail au corps ». 

Allemagne 1933-45 : Le coup de maître fut d’y mêler la sexualité, saine, allemande (pour la procréation et le renouvellement de la race, dans les règles de la religion), d’une part, et sale, juive, française, débauchée, jouissive, source de maladies telle la syphilis, de l’autre, renforçant ainsi le consentement des foules dans leur propre angoisse sexuelle et permettant d’alimenter leur refoulement mystique et nationaliste.

Face à ce phénomène, l’économie sexuelle que propose Reich est une pratique qui consiste à démasquer l’idéologie mystique et à libérer les énergies qu’elle implique afin qu’elles soient réinvesties par chacun dans un combat juste contre l’origine de sa détresse, à savoir sa condition sociale, en vue d’abolir sa soumission volontaire à l’autorité et la perpétuation de l’éducation autoritaire anti-sexuelle qui en découle.