vendredi 13 décembre 2019

Le Sahel incontrôlable, l’Algérie fragilisée.


Les inquiétudes étaient déjà vives, mais l'attaque d'Inates au Niger le 10 décembre les ont brusquement confirmées : 

le Sahel plonge inexorablement dans un chaos orchestré par les groupes jihadistes, face auquel ni les Etats locaux ni l'intervention française ne trouvent de réponse à la hauteur des enjeux

"Ca va très mal et cela va continuer d'empirer".

"Il y a trop peu de soldats locaux, à qui il manque compétences et équipements. Les Français ne sont pas assez nombreux non plus."

"Il n'est pas possible de régler la situation en tuant tout le monde.(🧐 faut voir...).

 La situation est hors de contrôle""Les Etats sont désorganisés, je pense qu'ils sont justes dépassés."


Dans cette immense région aride et pauvre, balayée par le vent et le sable et délaissée par les Etats centraux, les dynamiques sociales et politiques évoluent selon des logiques tribales, très localisées, au sein desquelles les groupes jihadistes ont su s'inscrire.

Ils "assouvissent des besoins simples de la population".

Les forces de sécurité locales ne sont elles-mêmes pas exemptes de tous reproches, entre arrestations de masse et exécutions sommaires d'individus accusés de soutenir les jihadistes. "Le jour, on craint l'armée, la nuit on craint les jihadistes".


Macron a annoncé le report à janvier du sommet consacré à l'opération Barkhane et au G5-Sahel, initialement programmé le 16 décembre pour notamment clarifier avec les dirigeants africains les positions de chacun sur la présence militaire française.

Rappel :


La ceinture sahélienne recouvre, entièrement ou en partie, les pays suivants :
On y ajoute parfois les pays de la Corne de l'Afrique :

5 commentaires:

  1. l'Algérie ne participe pas au pourparlers, elle laisse la France s'embourber.

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  2. Fragilisée pas plus que ça, l'Algérie a l'habitude de la surveillance de ses frontières.
    Et l'intégrisme ,elle l'a géré au sein même pas seulement à la périphérie.

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  3. C'est délicat parce qu'ils se mêlent toujours aux populations civiles que ce soit à Gaza ou dans le Sahel.

    Parce que sinon des rebelles dans le désert c'est très repérable et avec de bonnes frappes aériennes ça ne reste pas en vie très longtemps.

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    1. A ceci près qu'un missile à plusieurs millions d'euros, envoyé par un Rafale, contre quelques terroristes en sandales, c'est la garantie de perdre une guerre par une usure financière rapide. Combien vaut la vie d'un de ces types ? En terme financier : que dalle.

      La guerre pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres est acceptable sans morts quand l'argent utilisé est fondu dans le budget de l'armée. Mais combien de lycées et de collèges pas construits ?

      Une guerre se gagne aussi et surtout sur le terrain avec des conscrits motivés. Or personne n'irait se battre pour les intérêts des multinationales dans ce désert. On n'est plus en 1914, ni nous ne sommes des américains.

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    2. Entièrement d'accord

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Sans Modération.

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Il faut beaucoup d'efforts pour construire et peu de bêtise pour détruire.

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