vendredi 25 octobre 2019

Mali, l’importance des valeurs traditionnelles.


Les sociétés maliennes sont quasiment méconnaissables. La quasi-totalité a abandonné complètement leurs valeurs traditionnelles qui faisaient leur force. Or, il fallait les fortifier tout en les améliorant dans leur contenu.

Les traditions constituent l’ensemble des valeurs qu’un groupe acquiert de ses ancêtres. Chaque société possède ses traditions qui sont des valeurs sur lesquelles toute la vie de la société se fonde.


Par ailleurs, les caractéristiques fondamentales des traditions maliennes constituent leur oralité et leur diversité. Une diversité elle-même liée à la multiplicité des ethnies. Chaque ethnie possède ses propres valeurs ancestrales transmises de bouche à oreille, de génération à génération.
En Afrique en général et au Mali en particulier, on a toujours voué un respect considérable pour nos traditions en vue de se préserver contre l’ennemi. Des valeurs comme la politesse, le respect des aînés, la salutation avec révérence lorsqu’il s’agit d’un supérieur, sont des valeurs que nos ancêtres cherchaient à préserver en vue d’assurer la cohésion sociale.
Il convient alors de comprendre que ce sont nos valeurs traditionnelles qui constituaient pour nous un rempart de sécurité. Un peuple sans tradition est un peuple anéanti ; un homme sans tradition aura vécu pour rien. 
Un peuple égaré !
Il y a une inversion totale des valeurs traditionnelles de telle sorte qu’aujourd’hui des valeurs comme la salutation sont vouées au second plan. De telle sorte que lorsque tu te mets à saluer des hommes que tu ne connais pas, on dit que tu es un VDB (Venu directement de la Brousse). En conséquence, rares sont les jeunes qui saluent même leurs parents le matin, a posteriori faire la révérence.
Outre cet aspect de la salutation, où est passé aujourd’hui le respect des vielles-personne ? Elles ne sont d’ailleurs pas considérées ou plutôt sont considérées comme des sorcières. Par conséquent, aucun jeune ne cherche à les secourir lorsqu’ils sont avec des bagages. Elles sont délaissées pour-compte, elles sont, de nos jours, des déclassées sociales.

En ce qui concerne le domaine du foyer, traditionnellement, les femmes n’avaient rien à dire par rapport au mariage de leurs enfants, mais de nos jours ce sont elles qui arrangent tout. 

Elles ont même tendance à mettre de côté les hommes en vue de décider de tout. Par conséquent, ces mariages féministes une fois arrangés posent tous les torts aux mariées puisque ce sont celles-ci qui vont s’occuper du foyer de leur mari. 

Elles paient les condiments, s’occupent de l’éducation des enfants, les soignent lorsqu’ils tombent malades. Au-delà de tous ceux-ci, c’est des mariages qui durent rarement. Les divorces se multiplient, les familles sont pleines de femmes divorcées. 

Or, traditionnellement on entendait rarement ces phénomènes. Même s’il t’arrivait de te divorcer, tu ne pouvais plus rejoindre le domicile parental.

Où sont passées nos sociétés secrètes ? Elles ont presque toutes disparu. Or, ces sociétés secrètes étaient de véritables lieux d’apprentissage, d’initiation à la vie en société.
Parlant de l’allaitement maternel, nos ancêtres pensaient que le lait maternel constituait pour l’enfant une protection sûre contre tous les dangers, des maladies et d’autres. Mais, de nos jours, nos mamans ont tendance à délaisser cette pratique pour une soi-disant préservation de leur forme physique.
Nos ancêtres nous punissent-ils ?
Ce délaissement des valeurs traditionnelles explique en grande partie, tous les problèmes auxquels nos sociétés sont confrontées. À chaque fois que nos ancêtres avaient des problèmes, ils déploraient l’âme de leurs ancêtres, mais nous, nous avons renoncé à tout cela pour des trucs de blancs. Or, chaque société à ses trucs. Alors, nos problèmes constituent des punitions de nos ancêtres en réponse à notre oubli de la voie qu’ils nous avaient montrée.
il faut procéder à une revalorisation de nos valeurs ancestrales. Cette revalorisation commence par celle de nos langues nationales. Il faut prioriser dans nos programmes d’enseignement les traditions africaines ou plutôt maliennes, enseigner l’histoire de nos grands empires pour que nous nous connaissions mieux, entre nous.
Lorsqu’on s’attache trop aux trucs d’autrui, on s’oublie soi-même. 
TOGOLA
Source : Le Pays Source

C’est mieux quand les maliens le disent ? 😉
C’est dur l’appropriation culturelle comme la dilution dans une culture exogène !