vendredi 13 septembre 2019

L’inévitable lutte armée.

Les espaces libérés sont des lieux de construction collective ; mais ils doivent aussi être défendus. On peut dire que l’échelle et la radicalité des espaces libérés que l’on est en mesure de construire est directement proportionnelle à la puissance collective dont on dispose – et notamment à la capacité d’auto-défense que l’on est capable de mettre en jeu. ... 

Plus largement, il faut bien constater qu’aujourd’hui, les territoires libérés qui ont pu pousser le plus loin la construction de l’autonomie, sont liés à des contextes où la lutte armée joue ou a joué un rôle certain.



Cela permet de souligner le lien très direct entre ampleur des espaces libérés et nécessaire capacité d’auto-défense. 

Il y a bien sûr des formes d’auto-défense qui ne passent pas par l’usage des armes. De nombreuses luttes en font l’expérience et on l’a vu, par exemple, lors de l’opération César, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, en 2012. Mais cela suppose une conjonction réussie associant capacité ample de mobilisation, engagement corporel collectif, détermination infaillible à défendre ce à quoi on tient, intelligence tactique et inventivité, sans oublier les moyens matériels, logistiques et techniques qui vont avec. 

....Plus l’ennemi élève le niveau de la répression et les moyens mis au service du « maintien de l’ordre » et de la poursuite du monde de l’Économie, plus la défense des espaces libérés devient difficile. Il n’y a guère de recette en la matière, mais il est clair qu’il n’y a pas d’autre option que de gagner en force conjointement sur tous les points que je viens de mentionner (et sans doute d’autres encore).
Je voudrais redire, pour finir, que nous sommes plongés dans une crise structurelle telle que le système capitaliste ne peut se reproduire qu’au prix de difficultés sans cesse croissantes à la fois pour nous et pour lui – et, en premier lieu, au prix d’une destruction écologique et humaine de plus en plus intolérable. 

Dans un tel contexte, il est prévisible que s’intensifie l’antagonisme entre, d’un côté, le monde de l’Économie, prêt à tout pour persister, alimenter l’hypertrophie quantitativiste de la valeur et préserver les privilèges de quelques-uns, et, de l’autre, les espaces libérés, associés à des formes multiples de sursaut face à l’ampleur de la dévastation. Si cette hypothèse devait paraître dotée d’un minimum de crédibilité, il serait sans doute opportun de s’y préparer. Source et beaucoup plus 

 Là, immédiatement, on trouve les zésstrèmes gauchistes moins "Peace and Love"...



Au sujet des GJ :

….souligner qu’il pourrait être pertinent de prendre cette notion de blocage dans toutes ses dimensions possibles, en pensant que celles-ci peuvent se combiner, plutôt qu’en cherchant à les opposer.

Cela inclut le blocage des flux et des infrastructures, c’est-à-dire de la sphère de la circulation (des personnes, des marchandises et des flux d’informations). Mais aussi le blocage de la consommation (les Gilets Jaunes, en plus des axes de communication, ont très souvent visé les centres de la grande distribution). Le blocage de l’aménagement économicisé des territoires (là, ce sont les luttes territoriales, contre les grands projets nuisibles et inutiles). Le blocage de la reproduction sociale (les grèves de la jeunesse pour le climat remettent en question la reproduction sociale, dont l’école est l’un des vecteurs). Mais aussi le blocage de la production elle-même, à travers la grève.
Sur ce dernier point, il est clair que la grève a perdu la centralité qui a été la sienne durant toute l’histoire du mouvement ouvrier.

À l’âge du capitalisme néolibéral, sans que la question du travail ni celle de la grève ne doivent disparaître entièrement de nos radars, les antagonismes fondamentaux du monde de l’Économie doivent être repensés de manière plus ample, pour englober les multiples modalités d’une dynamique de dépossession généralisée : dépossession du sens de son travail, accentuée par les contraintes insatiables de la maximisation ; condamnation à l’inexistence sociale à travers le chômage, la précarisation et l’exclusion ; spoliation des territoires par la multiplication des grands projets et l’avancée du front de marchandisation ; impossibilité de vivre en sécurité pour les femmes exposées à la violence de genre ; infériorisation et discrimination vécues par les populations racisées ; jouissance souvent frelatée du consumérisme se retournant en asservissement aux contraintes de l’endettement ; sentiment de dépossession politique de plus en plus largement ressenti face à la décomposition des démocraties représentatives ; dépossession de notre temps sous l’effet de la tyrannie de l’urgence ; sans oublier le plus grave : la destruction écologique en cours qui nous dépossède de la possibilité d’une vie digne. Il y a donc, d’un côté de l’antagonisme, tout ce qui contribue à cette dépossession généralisée, elle-même associée à la destruction pure et simple ; et de l’autre tout ce qui cherche à s’y opposer, en un sursaut éthique pour sauver la possibilité d’une vie digne pour tous les habitants humains et non humains de la Terre.
…. « Bloquons tout » paraît une manière pertinente de s’opposer aux dynamiques de la domination capitaliste et à son extension à l’ensemble des dimensions de la vie.
Qui a trahi les GJ ?
Ce qui a manqué pour grignoter ces « deux doigts » qui ont finalement empêché la situation de basculer entièrement ? Certains ont dit : l’entrée en lice des principales centrales syndicales ; mais pouvait-on en attendre autre chose qu’une distance méfiante à l’égard d’un mouvement qui signait le déclin des formes de mobilisations qu’elles incarnent ?




 Vive le "centralisme démocratique" !

Je laisse ceci à votre sagacité.

2 commentaires:

  1. ce verbiage marxiste gauchiste est insupportable, pardon mais la pire chose qui puisse arriver dans ce pays serait une révolution gauchiste !

    ces tarrés genre antifa et affilié ne sont pas contre le système mais en partage l'essentiel en vérité ! ils sont le penchant finale et brutale des fameuse (((valeurs de la république ))) .

    la France basculerai d'avantage dans un autoritarisme "égalitaire" anti raciste tiers mondiste .

    l'enfer d'aujourd'hui puissance mille, version bolchévique, c'est envisageable je le craint . les gilets jaunes historique ce n'est pas cela dit on , alors qu'ils reprennent la main ou ce pays est définitivement perdus .

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  2. Si l'Allemagne avait eut une infanterie équipée comme nos CRS elle aurait gagné la guerre.
    Blesser,handicaper mais pas TUER est plus efficace (moral et mobilisation des secours)
    JSP

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Sans Modération.

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Respecter les autres est la base de l'échange.

Il faut beaucoup d'efforts pour construire et peu de bêtise pour détruire.

Ni insulte, ni incivilité, ni appel à la haine raciale ne seront acceptés. Je supprimerai les commentaires en comportant.