samedi 7 septembre 2019

Casuistique jésuite, un exemple.

Paroles d'un missionnaire jésuite à Madagascar :



"Parfois les différences sont tellement vertigineuses, qu’on se demande si on est de la même humanité. Est-ce qu’il y a une nature humaine ? Est-ce qu’on est les mêmes hommes ? Il faut beaucoup de temps pour parvenir à se rencontrer. Il faut passer par un apprentissage, comme pour les langues. Tous les langages peuvent se traduire l’un dans l’autre, bien qu’ils n’aient rien à voir. Pour les hommes, c’est pareil."

"Je suis encore étonné de voir à quel point la rencontre voulue, cherchée, bagarrée, nouée, approfondie, se passe finalement au tréfonds de vous-mêmes. Il se joue dans la rencontre des choses bien plus profondes que vous n’en avez conscience."

"Dieu, il est là-dedans. Dans la rencontre, dans la vie qui passe, qui grandit, qui cherche à ne pas mourir au milieu des désastres humains. 

"J’ai vu les ravages de l’alcool, de la corruption, de la pauvreté… J’ai aujourd’hui 71 ans et la moitié de mes copains malgaches au moins sont déjà morts. Mais la surprise, c’est que la vie se poursuit. D’ailleurs, dans la culture malgache, il y a une espèce de louange de la vie comme flux, comme puissance d’existence et de fécondité, comme exubérance de vie. C’est ce qui la rend si attachante.

"Il est important pour un jésuite de réfléchir à ce qu’il vit, d’en faire un objet de contemplation, mais d’exercer aussi son intelligence, sa mémoire, sa volonté, son affectivité ensemble. Ma vie de missionnaire est indissociable du travail universitaire que j’ai mené pour comprendre la culture malgache. Si on ne fait pas ce travail, si on en reste au ressenti, on ne peut rien transmettre."

".....il y a quand même l’usure, le fait que vous êtes raboté par des conduites différentes ou indignes : la corruption, la gabegie, l’insécurité, la négligence, le manque de rigueur, de sérieux… La culture malgache est magnifique mais elle a aussi ses faiblesses."

"Le signal de l’usure, c’est le moment où vous commencez à ne plus supporter les gens, à dire du mal de la culture où vous êtes".

source 

 ..... ;)

Alors, mes amis, à la fin de ces propos clairs, limpides, pensez-vous que Madagascar soit :

1) Une ode à la vie ? 
2) Un endroit invivable ?

Les deux. Tout est gris, rien n'est noir ou blanc. 

Tu pourras donc exploiter ces propos au gré de tes intérêts. 

Puis changer d'avis en cas de nécessité en te basant sur le même texte de référence !

Cool, non ?



Coucou, Tof !

;)