dimanche 28 juillet 2019

Précisions sur le "Jardin Zen".

Pour répondre à certains commentaires.

Je ne quitterai pas Paris pour de longues périodes.

Cette terre m'a été "remise", je ne l'ai pas achetée. Littéralement, un cadeau venu du ciel.

Je ne vais "coloniser" personne. Le pays lointain, dont je tairai le nom, où se trouvent ces hectares cultivables n'est ni maghrébin, ni africain, ni brésilien, ni je ne sais quoi.

Ce pays tient un cadastre à jour avec tous les moyens de le faire respecter. C'est loin d'être un pays "en voie de développement", très loin. 

C'est bien pour ces raisons que je pourrai, avec de l'acharnement et à grands coups de $, envisager de "monter un projet". 

Je ne vais pas m'installer dans une cabane ou chez l'habitant, acheter une bêche, une sarclette et traire ma chèvre ! 

Je vais essayer d'élaborer une méthode de cultures adaptées à cette terre, aux ressources en eau et à l'énergie renouvelable disponible. Je ne veux pas de panneaux solaires qui produisent des déchets, ni endommager les nappes phréatiques, tout en créant un équilibre naturel, propice aux récoltes. 

J'aime construire, j'ai toujours construit. Au départ il y a une projection, un rêve, une visualisation, une conceptualisation. Puis vient la réalisation avec, à chaque étape, l'intrusion du réel et donc l'adaptation à ce dernier.

J'ai remarqué que plus le rêve était démesuré, plus fort était l'investissement affectif et plus l'achèvement du projet ressemblait aux désirs de départ.

Le fait que je me lance dans un projet sans penser en tirer profit va grandement faciliter sa réalisation. Croyez-moi ! 

Je vais tenter de réaliser un concept. Au final, la seule chose que j'aurai expérimentée c'est si mon concept était viable ou non. Point barre.

Tout ça pour ça ? Oui. Mais pour moi, c'est important. Même si vous pensez que c'est idiot et farfelu.

Sur place il y a suffisamment de scientifiques dynamiques et d'agriculteurs intelligents. Dans les faits, tous ces gens vont regarder leurs intérêts, pas moi.

Ce pays n'est ni un paradis fiscal, ni une république bananière, je vais devoir m'adapter et faire en sorte que "tout le monde soit content" pour avoir une chance de passer du concept à la réalisation. 

Là-bas, la terre agricole est plus précieuse que les diamants. Je n'aurais jamais pu l’acquérir, elle m'est arrivée directement du ciel. Je compte rendre cette terre aux cieux et, d'une quelconque façon, à ceux qui la travaillent.

Par contre, je ne la vendrai jamais. Parce que je viens de la terre et que la terre est sacrée.

Ce rêve, de surcroit, va me demander de l'écriture. Pour avancer, il faut écrire, coucher sur le papier, élaborer puis "prouver".

Nous verrons. La route sera longue et semée d'embuches, de soucis, d'échecs, de frustrations, d'adaptations au réel. 

Comme tous les "projets". 

Et c'est bien pour cela que les humains en général hésitent avant de se lancer dans le vide sur les ailes du désir.

Actuellement, j'ai la terre et les désirs, les rêves et toujours et encore et malgré tout la foi dans les humains raisonnables.

... ça ne suffira pas mais c'est un bon début. 

(Quand je me mets à rêver mes proches craignent le pire :))