lundi 22 juillet 2019

ça va mal se passer.

Comment ça pouvait bien se passer avec 8 milliards d'humains sur un brin d'herbe ? 

La violence qui se voit, la violence qui s'exprime et la grande violence sous-jacente.

L'industrialisation des forêts, la vente des barrages, les récoltes impossibles...

Les prix de l'alimentation à la hausse, les obligations d'isolation thermique, le prix de l'essence, la faillite de l'instruction publique, les transports en commun non calibrés, les hôpitaux défaillants, la dictature de la pensée unique...

L'exemple du retour des "vieilles-vieilles" qui font leurs courses à Paris avec leur déambulateurs et leur sac à main-à la main est vraiment, de mon point de vue, typique de l'effondrement.

Comment ? pardon ? Elles refusent l'EHPAD ? Oui.

La génération précédente prenait sa retraite "à la campagne". Elle quittait Paris ou sa région pour revenir dans son village ou province de naissance.
Là où était leur "concession à perpétuité".

Elle faisait construire un pavillon et plantait des rosiers et des lilas. Du jasmin pour le Sud-Est.

La "vieille" parisienne avait disparu depuis longtemps de nos rues.

Personnellement je n'en avais pas vu autant depuis les années 2000.

L'échec total de la régionalisation. Les communautés de communes ont signifié des rond-points à 500 millions d'euros, la destruction du maillage SNCF et "cars", la fermeture des petits hôpitaux, l'accès à la culture de plus en plus difficile et des commerces de proximité en centre ville fermés ou hors de prix.
La nécessité de la voiture. La solitude.

Les familles ont explosé, l'individualisme des parents leur retombent dessus comme du plomb.

Je vous parle de "vieilles" entre 75 et 90 ans qui sortent acheter leur salade à 9h30 le matin. 

Elles restent là. Pas envie de gouter au gouter en salle commune.

La mairie de Paris a beaucoup restreint les aides aux retraités ces dernières années mais conserve un large éventail de services à domicile. Ménage ou portage des repas à domicile pour une somme souvent très modique. Je pense qu'elles en bénéficient mais cela n'est point certain.

"Aide-toi, le ciel t'aidera". Je revois en 2020 des vieilles qui marchent courbées en deux sur les trottoirs. 

"A quoi bon partir ?" 

"A quoi bon étudier ?" répondent les jeunes en écho.

"A quoi bon travailler ?" rient beaucoup d'autres.

Le délitement social c'est la face visible de l'effondrement des ressources. 

8 milliards de "gens libres" de consommer ? Sans blague ? Quelqu'un a-t-il une notion de l'échelle de la planète ramenée à l'échelle des "besoins" induits, créés ou vitaux ?

Leur solution ? Je ne la ou les connais pas. Dépopulation ? Nous allons, nous tous, nous (a)battre entre nous ? "On" va nous abattre ? 

Déjà, dans un premier temps, nous allons tous faire face à un rétrécissement contraint de nos libertés de consommer. 

Consommer des haricots comme consommer des RS.

Le retour des vieilles-vieilles dans Paris sont l'image même de l'appauvrissement généralisé.

Quant à la vie à la campagne comme "résilience" autour d'un potager, je n'y crois plus. 

Ramenons les m2 cultivables en province ou/et cultivés à la population urbaine, toutes zones confondues.

Même avant que nous ne connaissions un afflux tel de populations, au 19° siècle ou avant, les campagnes étaient gangrénées par les "chauffeurs" et autres pilleurs.

Je n'ai pas la moindre idée de ce qui est possible de faire ou sur quel levier il faut agir.

Par contre, je ne supporte plus du tout "les complotistes" ou les "survivalistes" qui n'ont existé et n'existent uniquement parce qu'ils servent le système.

Pendant qu'on s'occupent de fariboles licornesques, le monde prédateur machiavélique avance plus tranquillement.

Plus de la moitié de la population mondiale n'a plus une seule goutte d'eau potable. Elle débarque dans 10-9-8-7-6-5-4-3---

Je ne pense pas qu'on boira gratuitement encore longtemps aux peu de sources non-polluées de nos anciens villages.

Et, désolée, ceci n'est pas un complot, c'est une réalité. Nestlé fait ce qu'il veut, pourquoi pas la Chinde ?


 (banksy)

"Divisez, divisez, il en restera toujours quelque chose."

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(J'étouffe à Paris... ;)

Levée à 4h du matin, je nettoie et je ferme les fenêtres. Hier à 5h je faisais mes carreaux de cuisine  :)

J'ouvrirai peut-être un live youtube plus tard juste pour le plaisir de vous parler.)