samedi 1 juin 2019

L'avortement post-natal thérapeutique.

Il ne s'agit pas, comme diffusé largement sur le net, du droit pour les parents à assassiner leurs nouveaux nés mais bien plutôt d'accompagner dignement et sans souffrance les nouveaux nés non viables vers leurs morts inexorables. 

Rien à voir avec l'eugénisme.

"Avant", quand les médecins pratiquaient dans les campagnes nuit et jour et accouchaient les femmes à la maison... quand un enfant très handicapé-non viable naissait, ils prenaient sur eux de ne pas s'acharner à le garder en vie. Cette attitude dédouanait les parents.

On disait que l'enfant était mort-né. Et tout le monde s'attristait. Il n'y avait pas de structures spécialisées d’accueil ni de soins intensifs dans les hôpitaux, ni de AAH, ni de dégrèvements fiscaux.

Quand on voyage dans les pays "en voie de développement", il n'y a pas de handicapés.

Seules les sociétés dites riches peuvent se permettre de supporter le poids économique du handicap. Et encore ! 

Quand la France a autorisé l'avortement thérapeutique elle a mis en place l'examen médical dit : amniocentèse. petite source


Résultats ? 

Plusieurs études conduites aux États-Unis ou au Royaume-Uni ont montré que 90 à 93 % des grossesses ayant donné lieu au diagnostic de trisomie 21 ont été interrompues. En France, le pourcentage d’interruption de grossesse à la suite d'un diagnostic prénatal de trisomie 21 est de 96 %. Ces chiffres donnent parfois lieu à des accusations d'eugénisme. Certaines associations de défense des personnes handicapées (Collectif les Amis d'Éléonore, Fondation Jérôme-Lejeuneetc.) font valoir que ces avortements envoient un message dévalorisant aux personnes affectées* : « il est préférable de ne pas exister que d'avoir un handicap. »

Face au diagnostic prénatal de maladie réputée létale pour leur enfant, des parents peuvent faire le choix de poursuivre néanmoins la grossesse**. Dans ce cadre, ils peuvent bénéficier de soins palliatifs pour l'enfant et d'accompagnement en maternité. source et plus

 *  Non, mais... n'importe quoi...
**  Il vaut mieux mourir en étant né et bien vivant ?

Donc, il ne s'agit pas de tuer les nouveaux né mais bien de faire en sorte qu'ils ne subissent pas les souffrances d'une mort certaine.

Les religieux nous prennent la tête alors qu'ils feraient mieux d'ouvrir des centres de soins et d'apprentissages pour les enfants lourdement handicapés, lesquels manquent cruellement de structures adéquates ! 

De plus, il y a un commerce du handicap, notamment en France. Certaines familles choisissent de garder l'enfant handicapé et de toucher toutes les "aides sociales" afférentes.

Parmi ces familles, nous trouvons des religieux intégristes comme des opportunistes ou des mères désespérées. Un éventail très large de motivations.
 
Mon mémoire de maîtrise portait sur les enfants très carencés. Des cas et des situations extrêmes.  

Des mères et des familles très impliquées qui déclaraient "interagir" avec des enfants sans cerveau (?!) à une extrémité. Et des familles maltraitantes qui les attachaient sans jamais leur parler.

Après avoir étudié et rencontré tous ces malheureux dans beaucoup d'environnements différents, je me dis que quand va naître un enfant très handicapé et que ses parents veulent le "garder", c'est aussi aux parents de passer des tests de capacités à aimer et à chérir.

Ce n'est pas simplement la profondeur du handicap qui doit peser dans la balance.

Il faut se poser la question quant aux motivations des parents. Et, bien entendu, la question de la souffrance de l'enfant à naître.

Certains enfants porteurs de maladies rares passent leur courte vie en hôpital, ils y meurent seuls.  (entre 6 mois et 7 ans en général). Le personnel présent leur tient la main en pleurant.

Chaque dimanche, jour des visites parentales, ils restent seuls. Ils n'en souffrent pas, ils ne connaissent pas leurs parents. Leurs mères sont les aides soignantes.

La réalité, et je vous passe les faits les plus horribles ou les plus dérangeants, c'est ça ! 

source 1 de réflexion/débat

source 2 réflexion / débat

source 3. USA et avortement thérapeutique. 

Oui, je sais, je suis pas gentille...Je ne vais pas dans le sens du vent. 

Du vécu, des réflexions, pas du jugement, s'il vous plait. Pour eux.

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Un livre magnifique, écrit par un médecin ! Quand un handicapé déchaine les passions amoureuses en institution !

Un autre livre magnifique, toujours écrit par un médecin. Qu'est-ce que notre humanité quand notre cerveau se met en panne ? (ici vous avez le livre en PDF).