mardi 4 juin 2019

Immigration, l’exception française.





Exceptions françaises : 

....les éloignements n’ont pas lieu au même rythme que les arrivées. En France, la demande d’asile progresse (+20 % depuis janvier) alors qu’elle diminue partout en Europe (de 1,2 million en 2015 à 580 000 en 2018). « Cette hausse est une exception française, détaille le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Trois flux l’expliquent : les arrivées de pays sûrs comme l’Albanie et la Géorgie ( Tchétchénie, Moldavie, Roumanie,..) ; les déboutés comme les Afghans qui tentent leur chance en France ; les migrants d’Afrique francophone. » Ces flux auront leurs déboutés, qui rejoindront les quelque 90 000 de l’an dernier : pour 123 000 postulants à l’asile en 2018, seuls 33 000 ont obtenu le titre de réfugiés.

....Actuellement, un exilé (on ne dit plus réfugié ?) attend huit mois à un an avant d’obtenir une réponse de l’Etat. Un laps de temps qui nourrit la précarité, matérielle et psychologique... Ces délais n’ont pas diminué. Matignon envisage d’attribuer de nouveaux moyens en personnels à l’Ofpra, après une réunion ministérielle prévue cette semaine.

....« Nous constatons une hausse de la détresse humaine et de gestes extrêmes ». (moi aussi).

.....Si la tendance persiste alors que le parc d’hébergement a doublé en quatre ans, avec 200 à 300 places de centres d’accueil et d’orientation (CAO) créées chaque semaine, c’est aussi parce que le bout de la chaîne est enrayé. Selon l’OFII, 10 000 réfugiés ne parviennent pas à sortir de l’hébergement spécifique pour démarrer leur vie. Pis, 20 % à un tiers des migrants qui dorment sur le trottoir sont en fait des réfugiés statutaires.

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