mercredi 8 mai 2019

Vers des coupes sombres après les européennes.



Nos dépenses sociales proviennent de l’appauvrissement du pays provoqué par l’effondrement de notre secteur industriel qui ne représente plus que 10 % du PIB alors qu’il devrait avoisiner 18 % à 20 % comme c’est le cas dans les autres pays ? 

La France est devenue au fil du temps le pays où les dépenses publiques sont les plus importantes de tous les pays développés : elles se sont élevées en 2018 à 1291 milliards d’euros, soit 56,4 % du PIB, la moyenne des pays de l’UE se situant à seulement 47 % du PIB. Il s’en est suivi que les prélèvements obligatoires sont à présent les plus élevés des pays de l’OCDE, soit 47,6 %, notre pays venant de dépasser le Danemark qui était en tête jusqu’ici dans ce classement. Aussi la dette extérieure du pays ne cesse-t-elle de croître, d’année en année, atteignant maintenant 100 % du PIB, alors que la règle à respecter dans la zone euro se situe à 60 % du PIB maximum.
Chaque année les dépenses publiques croissent et l’opposition ne cesse de stigmatiser les dirigeants du pays leur reprochant leur incapacité à réduire la dépense publique, sans toutefois que les uns ou les autres se hasardent à dire à quelles dépenses il conviendrait de s’attaquer. (Se souvenir des calculs de Fillon en campagne présidentielle).

On peut estimer notre excès de dépenses publiques à quelque 50 milliards d’euros par an.
Quel budget sera-t-il impacté ?
- les aides sociales ?
- la fonction publique ?
- les droits des salariés  ?
- les retraites ?
- les infrastructures encore nationales ?
On coupe un peu de tout sans toucher, bien évidemment, au budget dédié à l’armement (faut pas déc, non plus !) ?
Beaucoup de « droits » ont déjà disparu, je pense notamment aux services vétérinaires des préfectures et à l’aide sociale à l’enfance ainsi qu’à la cohésion du territoire, pour n’évoquer que ceux-ci.
Rien n’était gravé dans le marbre, le reste suivra.
Tant qu’on mange...