vendredi 26 avril 2019

Vers une dépendance énergétique complète.





Le dossier épineux de l'ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques français, poussée par Bruxelles, traîne depuis des années mais connaît soudain un vif regain d'intérêt avant les élections européennes. 
La Commission européenne avait mis en demeure la France, dès 2015, d'ouvrir à la concurrence ses concessions hydroélectriques, jugeant EDF en position dominante. Le 7 mars, elle a adressé une nouvelle lettre de mise en demeure à la France et d'autres pays. 
Propriétés à 100% de l'Etat, les barrages sont actuellement concédés en très grande majorité à EDF, qui détient environ 80% de la puissance installée, et à Engie via ses participations dans la CNR (Compagnie nationale du Rhône) et la SHEM (Société hydroélectrique du Midi).
L'enjeu est important: l'hydraulique a représenté 12,4% de la production d'électricité en France l'an dernier -un très bon cru grâce à des pluies abondantes. Cela en fait de loin la première énergie renouvelable, qui peut aussi être stockée.
Ce symbolique dossier au long cours s'est invité dans la campagne avant les élections européennes du 26 mai.
Le président de Debout la France (DLF) Nicolas Dupont-Aignan s'est rendu cette semaine sur un barrage en Corrèze. "Après les aéroports et les autoroutes, le pillage des biens publics français continue avec les barrages hydroélectriques", s'est insurgé le candidat souverainiste. Plus ici sur la source.

Personne pour racheter nos centrales nucléaires ? Dépendance alimentaire aussi :
L’an dernier, pour la première fois depuis 40 ans, les importations de produits agricoles en France (fruits et légumes, porc d’Espagne, volailles de Pologne, soja d’Amérique du sud, etc.) ont été supérieures aux exportations et ce, de 500 millions d’euros. Source et plus.
Les produits transformés - nos fameux fromages, vins et alcools en particulier - ont valu encore à la France un excédent commercial de 5,6 milliards sur l’agroalimentaire. Mais en 2012, l’agriculture à elle seule faisait plus du double.
Une calorie achetée est une calorie perdue.