samedi 5 janvier 2019

GJ et violences.








Merci "Anonyme" :

On nous annonce le décès ce jour d'une belge, mère de famille (2enfants), Coralie, suite à un tir de flashball à Paris dans le 1er arrondissement, en pleine tête : traumatisme crânien et grosses pertes de sang ; le ministère des affaires étrangères de Belgique est saisi. 



Le "boxeur" fait partie du paysage historique des manifestations. Il y a toujours des "bêtes de course" qui n'ont pas peur physiquement et qui veulent se mesurer aux force de l'ordre. 

Parfois ce sont des types des "services spéciaux" français ou étrangers, parfois des hommes de la rue, parfois des militants entrainés.  

Regardez bien la vidéo. Le gars n'est pas "vicieux", il maitrise parfaitement ses coups.

Les médias sont en boucle sur ce gars. Par contre, beaucoup moins sur les morts, les éborgnés, les blessés parmi les GJ depuis le début du mouvement.

S'il est avéré que la jeune belge est décédée, on devra se poser la question de savoir de quel côté est la violence.

 Toute manifestation est violente. Chaque manifestation est l'occasion, pour le pouvoir en place, de couper les têtes qui dépassent.

Toutes les manifestations auxquelles j'ai participé se sont terminées par des gaz lacrymo, des coups ou des courses poursuites par la police.

"Nasser" les manifestants les plus radicaux, c'est une vieille technique, jamais utilisée par hasard.

Ils nassent les têtes qu'ils ont en photos. Quand on a un "dossier" on n'est jamais lâché de l’œil. Leur but ? Vous enfermer au commissariat et vous faire signer une déposition.

Un conseil, ne signez rien. Jamais.

La plupart du temps la déposition en question est sans suite, elle va simplement gonfler votre dossier. 

La police frappe, enferme et fait remonter les informations vous concernant.

C'est ça la police. De plus, toutes ses exactions sont protégées. Vous êtes assermentés ? Non.
Eux, si ! Votre parole vaut moins que la leur.

"La Police avec Nous" ? Nous n'en sommes pas là. J'espère que cela viendra...