dimanche 9 décembre 2018

Une révolution ne peut être qu’aristotélicienne.

C’est en ça que c’est difficile. C’est la raison commune des échecs des révolutions.

L’éthique nécessite la displine. En clair, la révolution n’est ni la destruction, ni un exutoire, mais le moyen de modifier les conditions d’existence pour davantage de justice.

Pour réussir, il faut un peuple instruit qui définit des buts et les stratégies pour les atteindre sans jamais perdre de vue l’intérêt de tous.

La morale et la connaissance conduisent le révolutionnaire.

[En trois phrases, que des gros mots ! :)]

Aristote étant disciple de Platon, on pourrait même ajouter qu’une révolution doit comporter une dimension spirituelle. Une révolution aurait pour finalité l’instauration d’une société qui aurait pour but « le bien en soi ».

Ça nous entraînerait trop loin... koike... ;)

Il y a bien une dimension morale chez les GJ, c’est indéniable.

Y aura-t-il suffisamment de « science » pour parachever la révolte populaire en révolution qui marquerait un changement de système vers le « beau » platonicien ?  Je ne sais pas...



Éléments de réflexion sur la "violence populaire" :



"La théorie marxiste de la révolution suppose que le capitalisme sera frappé au cœur, alors qu'il est encore en pleine vitalité, quand il achève d'accomplir sa mission historique avec sa complète capacité industrielle, quand l'économie est encore en voie de progrès. Marx ne semble pas s'être posé la question de savoir ce qui se passerait dans le cas d'une économie en voie de décadence."






La violence prolétarienne change l'aspect de tous les conflits au cours desquels on l'observe ; car elle nie la force organisée par la bourgeoisie, et prétend supprimer l'État qui en forme le noyau central. 

Dans de telles conditions il n'y a plus aucun moyen de raisonner sur les droits primordiaux des hommes ; c'est pourquoi nos parlementaires, qui sont des enfants de la bourgeoisie et qui ne savent rien en dehors de l'idéologie de l'État, sont tout désorientés quand ils sont en présence de la violence prolétarienne ; ils ne peuvent lui appliquer les lieux communs qui leur servent d'ordinaire à parler de la force, et ils voient avec effroi des mouvements qui pourraient aboutir à ruiner les institutions dont ils vivent ; avec le syndicalisme révolutionnaire, plus de discours à placer sur la justice immanente, plus de régime parlementaire à l'usage des intellectuels ; — c' est l'abomination de la désolation ! Aussi ne faut-il pas s' étonner s'ils parlent de la violence avec tant de colère.

« Faites tout ce que vous voudrez, mais ne cassez pas l'assiette au beurre ! »


Source : Georges Sorel. Réflexions sur la violence. 1907. 

Davantage au sujet de G. Sorel.






Sorel combat inlassablement les mêmes valeurs communes aux idéologies de la médiocrité. Il y a chez Sorel le sens de la guerre culturelle, du combat des valeurs.


Tout ça parce qu'en 1369, Nicolas Oresme traduisit l’Éthique d’Aristote. Ni Sorel, ni Marx n'étaient des illettrés.  

source : Nicolas Oresme

Tout est dans tout...