jeudi 30 août 2018

Les Grecs dans le plan de Dieu.


Par Géocedille, merci à lui.


Partie 1 : Prophétie de Daniel, Torah.

Daniel 8:5 Comme je regardais attentivement, voici, un bouc venait de l'occident, et parcourait toute la terre à sa surface, sans la toucher ; ce bouc avait une grande corne entre les yeux.[...]

Daniel 8:8 Le bouc devint très puissant ; mais lorsqu'il fut puissant, sa grande corne se brisa. Quatre grandes cornes s'élevèrent pour la remplacer, aux quatre vents des cieux.[...]

Daniel 8:21 Le bouc, c'est le roi de Javan, La grande corne entre ses yeux, c'est le premier roi.[...]





Alexandre le Grand au temple de Jérusalem – Sébastien Conca – c. 1750 – Madri


Partie 2 : Réalisation de la prophétie de Daniel selon les Hébreux, ici l'historien Flavius Josèphe.

« Quand [le grand-prêtre Jaddus] apprit que le roi n’était plus loin de la ville, il sortit avec les prêtres et la foule des habitants, et s’avança à la rencontre d’Alexandre, en un cortège digne de ses fonctions sacrées et tel que rien n’y est comparable chez les autres peuples. Il marcha jusqu’à un lieu nommé Sapha ; ce mot, traduit en grec, signifie « observatoire » car on peut de là voir la ville de Jérusalem et le Temple. Les Phéniciens et les Chaldéens qui accompagnaient le roi comptaient que celui-ci tournerait sa colère contre les Juifs, pillerait la ville et ferait périr le grand-prêtre d’une mort cruelle ; mais les choses tournèrent tout autrement.

En effet, dès qu’Alexandre vit de loin cette foule en vêtements blancs, les prêtres en tête, revêtus de leurs robes de lin, le grand-prêtre dans son costume couleur d’hyacinthe et tissé d’or, coiffé de la tiare surmontée de la lame d’or sur laquelle était écrit le nom de Dieu, il s’avança seul, se prosterna devant ce nom, et, le premier, salua le grand-prêtre. Tous les Juifs alors, d’une seule voix, saluèrent Alexandre et l’entourèrent. À cette vue ; les rois de Syrie et les autres furent frappés de stupeur et soupçonnèrent que le roi avait perdu l’esprit ;

 Parménion [un des généraux d’Alexandre], s’approchant seul d’Alexandre, lui demanda 
pourquoi, alors que tous s’inclinaient devant lui, lui-même s’inclinait devant le grand-prêtre des Juifs ?

— Ce n’est pas devant lui, répondit Alexandre, que je me suis prosterné, mais devant le Dieu dont il a l’honneur d’être le grand prêtre. Un jour, à Dion en Macédoine, j’ai vu en songe cet homme, dans le costume qu’il porte à présent, et comme je réfléchissais comment je m’emparerais de l’Asie, il me conseilla de ne pas tarder et de me mettre en marche avec confiance : lui-même conduirait mon armée et me livrerait l’empire des Perses. Aussi, n’ayant jamais vu personne dans un semblable costume, aujourd’hui que je vois cet homme et que je me rappelle l’apparition et le conseil que je reçus en rêve, je pense que c’est une inspiration divine qui a décidé mon expédition, que je vaincrai donc Darius, briserai la puissance des Perses et mènerai à bien tous les projets que j’ai dans l’esprit.

Après avoir ainsi parlé à Parménion, il serra la main du grand-prêtre et, accompagné des 

prêtres qui couraient à ses côtés, il se dirigea avec eux vers la ville. Là, montant au Temple, il offrit un sacrifice à Dieu, suivant les instructions du grand-prêtre, et donna de grandes marques d’honneur au grand-prêtre lui-même et aux prêtres. On lui montra le livre de Daniel, où il était annoncé q’un Grec viendrait détruire l’empire des Perses, et le roi, pensant que lui-même était par là désigné, se réjouit fort et renvoya le peuple. Le lendemain, ayant assemblé les Juifs, il les invita à demander les faveurs qu’ils désiraient. Le grand-prêtre demanda pour eux la liberté de vivre suivant les lois de leurs pères et l’exemption d’impôt tous les sept ans : le roi accorda tout. Ils lui demandèrent aussi de permettre aux Juifs de Babylone et de Médie de vivre suivant leurs propres lois, et Alexandre promit volontiers de faire leur désir. Et comme il disait aux habitants que, si quelques-uns d’entre eux voulaient se joindre à son armée, tout en conservant leurs coutumes nationales et en y conformant leur vie, il était prêt à les emmener, un grand nombre se décidèrent volontiers à faire partie de l’expédition. »


Les conquêtes d’Alexandre : Source très belle carte a télécharger


Carte simplifiée :




Partie 3 : Le retour en Egypte

Alexandre est acceuilli comme le libérateur tant attendu à Jérusalem. Les Juifs décident de nommer une génération de fils ainés "Alexandre" en l'honneur du nouveau souverain.

De son côté Alexandre incorpore les Hébreux à sa nouvelle société. Deux des 5 quartiers d'Alexandrie d'Egypte, les plus proches du palais, sont reservés aux Juifs.

Une mixité culturelle commence, les Juifs s'hellenisent, les Grecs se judaisent.

L'Egypte revient au général Ptolémé à la mort d'Alexandre, mais c'est son fils Ptolémé II philadelphe qui jouera un rôle important dans l'histoire religieuse en accédant à la demande du directeur de la grande bibliothèque, Démétrios du Phalère, d'incorporer la Torah dans la collection. 


Ptolémée II demande à 72 rabbins de traduire la Torah en Grec.


A noter que Ptolémé II, outre qu'il est très lettré, joue la carte (pluri) religieuse à fond. 


Il est le premier roi grec à se fait proclamer pharaon pour les Egyptiens, théô sauter (dieu sauveur) pour les Grecs, et fait venir une délégation d'Inde pour enseigner l'hindouisme.

La traduction des 72 rabbins deviendra la Septante, premiere version 'officielle' stable de la Torah, si bien que les rabbin proclameront que le Grec est langue liturgique aux côtés de l'hébreux.


En fait, le nombre de Juifs parlant mieux le grec que l'hebreux a augmenté, grâce à l'enseignement public, et de même un nombre grandissant de Grecs se convertissent au 

monothéisme.

C'est pourquoi on trouve dans les Evangiles des Hébreux ayant des noms grecs comme André, Philippe, Matthieu...

Au point que les rabbins 'traditionnalistes' de Jérusalem se rebellent contre cette "dérive" et ourdissent en Judée la révolte des Macchabés, qui, comme le nom l'indique a assez mal tourné. 

Mais cette guerre métaphysique entre Athènes et Jérusalem perdure aujourd'hui (cherchez sur google BHL + guerre metaphysique entre Athènes et Jérusalem, vous serez surpris.)

A ce moment, les Juifs ont integré l'humanisme grec, les Grecs ont assimilé le monothéïsme juif et on est mûr pour la venue du messie pour l'annonce aux nations de la Bonne Nouvelle.



Ça fait sens !!!!