lundi 27 août 2018

Le territoire comme pré-requis pour la pensée.



Non.

Quand on ne peut plus se situer sur un territoire et le définir comme étant le sien, on ne peut plus réfléchir.
La Confusion issue de la mondialisation, la destruction des territoires puis l’inhibition de la pensée précédant celle de l’action.

En clair : « quand tu ne sais plus ou tu habites, tu deviens stupide et manipulable  ».

Source : Click
"un territoire, ce n’est pas la circonscription administrative, par exemple la ville d’Avignon, c’est ce qui vous permet de subsister. Etes-vous capables de définir ce qui vous permet, vous, de subsister ?
Si oui, alors je prétends que la liste que vous pouvez dresser de vos conditions de subsistance définit le territoire que vous habitez. Peu importe si vous devez y inclure des éléments répartis sur la Terre entière. Ce n’est pas l’espace qui définit un territoire mais les attachements, les conditions de vie. Et j’ajouterais que vous avez un territoire si vous pouvez le visualiser et, bien sûr, que vous tentez de le faire prospérer et de le défendre avec et contre d’autres qui veulent se l’approprier.
Des questions liées : subsistance, visualisation, protection et défense.

Mais supposez que vous n’ayez aucune idée précise de ce qui vous permet de subsister, ou une idée tellement abstraite que vous restiez suspendu en l’air, pratiquement hors sol, quand je vous pose la question : « Qui êtes-vous, que voulez-vous, où habitez-vous ? »

Eh bien, je prétends que n’ayant pas de monde concret à décrire, vous êtes devenus incapables de définir vos « intérêts » et qu’ainsi, vous ne pourrez plus articuler aucune position politique vaguement défendable.

Je prétends que la situation actuelle de retour général à l’Etat-nation derrière des murs vient directement de cette totale impossibilité de préciser quels intérêts on défend. Comment avoir des intérêts si vous ne pouvez pas décrire votre monde ?
L’exemple du Brexit peut servir d’illustration : vous bénéficiez des crédits européens et vous votez contre l’Europe : pourquoi ? Parce que vous n’avez pas pu décrire concrètement ce qui vous permet de subsister.
Je peux maintenant répondre à votre question sur la politique : si les partis ont quasiment disparu à gauche comme à droite, c’est parce qu’ils sont devenus incapables de décrire les conditions de subsistance, et donc les conflits de subsistance, de leurs mandants. Pas de monde, pas d’intérêt, pas de politique, c’est aussi simple que ça. C’est pourquoi je suis obsédé par cette affaire de description."

"on pensait avec Orwell que l’autoritarisme de demain reposerait sur l’usage des technologies pour matraquer en continu un message à une masse d’individus presque indistincts. Et bien, c’est peut-être une combinaison plus subtile qui se met en place, la technologie aidant aussi à une hyper-individualisation du message, un phénomène de fragmentation extrême de la communauté politique, où, en dernier recours, c’est l’individu qui est visé."