mercredi 29 août 2018

Investir dans le kapital vivant.


Depuis un siècle, 75 %  de variétés végétales ont disparu, selon les estimations de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Aujourd'hui, 103 variétés représentent 90 % des cultures alimentaires mondiales ! Riz, blé et maïs produisent à eux seuls 60 % des calories consommées, alors qu'une dizaine de milliers de végétaux ont été cultivés depuis la naissance de l'agriculture.
Le cas des haricots est ici typique : en 1903, il en poussait dans les fermes d'Amérique du Nord 578 sortes ; quatre-vingts ans plus tard, ce chiffre était tombé à 32. 
La diversité végétale est un capital. C'est pourquoi depuis plus d'un siècle, ils ont pris leurs précautions en créant les premières banques où stocker des graines (à des températures inférieures à -10 °C et dans des conditions de faible humidité).
L'objectif premier était de mettre ce patrimoine à la disposition des améliorateurs de semences.
Si les semences céréalières contiennent naturellement peu d'eau et supportent bien la dessiccation et la congélation, les graines d'autres plantes ne gardent leurs capacités germinatives que quelques décennies, parfois moins : c'est le cas de nombreux légumes et arbres fruitiers.
Quant aux espèces tropicales humides, elles sont souvent dépourvues des mécanismes de vie ralentie permettant la conservation longue. Idem pour les tubercules, tels la pomme de terre, l'igname, le taro, dont les graines, trop fragiles, interdisent un entreposage durable.
—- changez « graines » par « ADN » animal et humain et hop ! 
Des sous !