vendredi 3 août 2018

canicule : arrêt de certains réacteurs.





La canicule contraint EDF à arrêter certains réacteurs nucléaires, faute de refroidissement.


La canicule a aussi un impact sur le refroidissement des centrales nucléaires, qui utilisent des eaux fluviales ou de l'eau de mer afin de refroidir leurs circuits. C'est ainsi qu'EDF a arrêté, le 2 août 2018 au matin, un réacteur nucléaire, et diminué la puissance de 2 autres. Ces réacteurs se situent en effet le long du Rhône, touché par une vague de chaleur exceptionnelle, comme le montre notre carte interactive.
"On a choisi d'arrêter ou de moduler la puissance de certains réacteurs pour des contraintes environnementales", a expliqué une porte-parole de l'électricien à l'AFP. Le réacteur Saint-Alban 1, en Isère, était ainsi à l'arrêt jeudi 2 août 2018 au matin mais devait repartir à la mi-journée, selon l'électricien. "Cet arrêt permet de respecter les autorisations strictement encadrées de rejets thermiques dans le Rhône. Ces limitations ont été établies sur la base d'études scientifiques, afin d'éviter toute conséquence sur la flore et la faune aquatiques", indique EDF sur le site de la centrale. Les réacteurs de Saint-Alban 2 et Bugey 3 (Ain) ont pour leur part vu leur puissance réduite afin de limiter la température de l'eau.

Car l'eau des fleuves peut en effet être utilisée pour refroidir, à travers un condenseur, la vapeur du circuit secondaire. Cette dernière alimente les turbines, leur permettant de produire de l'électricité. Elle ne contient pas de matière radioactive, celle-ci étant limitée au circuit primaire. Mais la température des circuits de refroidissements, dans certains cas rejetés dans les milieux naturels, ne doit pas dépasser une certaine valeur. Source