mardi 12 juin 2018

Église : on attend les prêtres dealers de krack.

Si la parole s’est libérée ces deux dernières années chez les fidèles qui, enfants, ont été victimes de curés pédophiles, celle de moniales devenues la cible de frères pervers commence à peine à se murmurer. Deux d’entre elles, sorties des ordres, ont accepté de témoigner pour la première fois, dans Le Parisien. 
Impossible de mesurer l’ampleur de ces drames. La Parole libérée, association d’aide aux victimes d’abus sexuels perpétrés par le clergé, en a recensé quelques-uns. « Mais c’est une évidence que le phénomène est d’une ampleur bien plus grande. Si les sœurs libèrent totalement la parole, ça peut être un énorme scandale ! », croit son président François Devaux. « Des prêtres qui abusent de leur position d’autorité spirituelle pour en profiter sexuellement, cela existe », reconnaît le responsable d’une communauté.
« On est là au nom de Dieu. Le Dieu de Jésus Christ, c’est un Dieu qui libère, qui fait vivre, qui remet debout. Alors quand un frère agresse une sœur, il y a, en plus d’une violence physique et psychique extrême, une violence spirituelle. L’agresseur vient briser le corps, briser le plus intime de la foi de quelqu’un dans son rapport à Dieu », dénonce sœur Véronique Margron, présidente de la Corref, qui « invite toutes les victimes » à s’exprimer et à « faire remonter la parole du fond du tombeau ». 
Pour la psychiatre Muriel Salmona, auteure du « Livre noir des violences sexuelles » (Dunod), ce crime à « huis clos » se rapproche de « l’inceste ». « Là où ces sœurs devraient être le plus en sécurité, elles sont exposées ».


On conserve Saint-Pierre de Rome, les cathédrales et tous les vestiges architecturaux parce que c’est beau, les bibliothèques, les ouvrages et les œuvres d’art. C’est déjà pas mal. Quant au reste... non.