mercredi 16 mai 2018

L’existence de la 9° planète...

Une source
Une source en français

Depuis 2003, Agnès Fienga (Astronome à l'Observatoire de la Côte d'Azur), Jacques Laskar (directeur de recherche au CNRS) et leur équipe développent les éphémérides planétaires INPOP1, qui permettent de calculer le mouvement des planètes dans le système solaire avec la plus grande précision.
En particulier, grâce aux données de la sonde Cassini (NASA / ESA / ASI), la distance entre la Terre et Saturne est connue avec une incertitude de l'ordre de 100 m. Les chercheurs ont alors eu l'idée d'utiliser ces données pour tester la possibilité de rajouter une neuvième planète dans le système solaire, comme il a été proposé par Batygin et Brown.
Dans l'étude publiée le 22 février 2016 dans Astronomy & Astrophysics letters, l'équipe française montre que selon la position de la planète par rapport à son périhélie (« true anomaly » sur la figure 1), cette planète induit des perturbations sur l'orbite de Saturne qui peuvent être détectées par l'analyse des données de la sonde Cassini, en orbite autour de Saturne depuis 2004.
Les chercheurs ont pu calculer cet effet induit par la 9e planète et comparer l'orbite perturbée aux données de Cassini. Pour des directions par rapport au périhélie inférieures à 85° ou supérieures à - 65°, les perturbations induites par la 9e planète sont incompatibles avec les distances observées par la sonde Cassini, de même que pour des directions entre -130° et -100° (Fig. 1).

Figure 1 : Analyse des données radio de la sonde Cassini qui fournissent une mesure très précise de la distance Terre-Saturne, avec un résidu de 75 m. Si on rajoute la 9e planète dans le modèle, les écarts entre calcul et observation se dégradent considérablement (en bleu). Après réajustement de tous les paramètres du système solaire, ces différences sont fortement réduites (en rouge). Un excès de résidus de plus de 10% après ajustement est le signe de non existence de la planète (zone grise) (voir Fig.2).

Ce résultat permet d'exclure une moitié des directions en longitude dans laquelle la planète ne peut pas se trouver (Fig. 2).




Figure 2 : Orbite pour une possible neuvième planète (Batygin & Brown 2016). L'analyse des données de la sonde Cassini permet de définir des zones interdites (en rouge) où les perturbations créées par la planète sont incompatibles avec les observations, et une zone probable (en vert) où l'introduction de la planète améliore le modèle de prédiction des distances Terre-Saturne en réduisant les différences entre les calculs et les données de Cassini. Le minimum de résidu, et donc l'emplacement le plus probable pour une planète, est donné en P9. Les échelles sont en unités astronomiques (AU).






"trouver une planète de 10 fois la masse terrestre dans notre propre système solaire serait une découverte de magnitude scientifique inégalée."



Nibiru 
😉