lundi 28 mai 2018

Italie : le coup d’état bruxellois.






Un ex-cadre du FMI à la tête du gouvernement italien. 

"Depuis l’entrée en vigueur de la Constitution italienne, en 1948, jamais le président de la République n’avait osé contredire ainsi le vote populaire en refusant la nomination d’un gouvernement majoritaire au Parlement."


Un technocrate plutôt que le choix des électeurs. 

Au moins, le message délivré par Sergio Mattarella, le président de la République italienne, ce lundi 28 mai, est clair. Le chef de l’Etat a chargé Carlo Cottarelli, un ancien cadre du Fonds monétaire international (FMI) sans expérience politique, de former un gouvernement. Quelques heures auparavant, dimanche, il refusait de signer le décret de nomination du gouvernement de Guiseppe Conte, le Premier ministre choisi par le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue, coalition majoritaire issue des élections législatives du 4 mars. Si les révolutions de palais ressemblent à une figure imposée de la démocratie italienne, ce coup de force inédit, favorisé par un cadre constitutionnel erratique, plonge l’Italie dans une crise politique profonde. Il installe au sommet du pays un rapport de force frontal entre le Président et le duo Luigi di Maio (M5E)-Matteo Salvini (Ligue), qui ne pourra être résolu que par de nouvelles élections, probablement à l’automne.

Source

L’europe est une prison

En cas d'élections anticipées et d'alliance  entre le Mouvement 5 Étoiles et la Ligue de Salvini, on se dirige probablement vers un raz-de-marée en faveur de cette coalition, selon l'analyse de l'@Ist_Cattaneo. 



Rappel :