vendredi 2 mars 2018

RDC : la langue outil de partitions sociale et géographique.

A son indépendance, en 1960, l'ex-Congo belge a choisi le français comme langue officielle, bien qu'il soit loin d'être compris par l'ensemble de la population (aujourd'hui plus de 71 millions d'habitants). 
Dans une période de "recours à l'authenticité", les autorités ont ensuite promu quatre langues dites "nationales" dans lesquelles peuvent être dispensé l'enseignement primaire: lingala (langue de l'armée, parlée à Kinshasa et dans le Nord-Ouest), kikongo (Ouest), tshiluba (Centre) et swahili (Est). 
La RDC, un Etat où l'on recense quelque 450 langues vivantes, la plupart non écrites, soit environ 9% des près de 5.000 langues en usage sur la planète. 
dans les milieux huppés de Kinshasa, un certain snobisme consiste à n'apprendre à ses enfants que le français (et éventuellement l'anglais). 


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Bien sûr, quelques soucis à l’horizon... quels diplômes en « langues nationales » seront-ils délivrés dans une société mondialisée ? Quelles équivalences possibles ?
Le nationalisme tribal de la RDC Vs l’internationalisme des échanges avec la formation d’une « Élite » anglophone dirigeante et des ruraux hors langage partagé.
On leur aura tout fait aux congolais !  
Enfin, pas plus qu’aux français qui parlent très souvent une langue inconnue, mélange d’idiomes approximatifs mais néanmoins imagés avec de grands gestes mobilisants bras et doigts ...;)