jeudi 15 février 2018

Pratiques vraiment bizarres de nos ancètres.







En Suède, des ossements humains, placés dans une ancienne tombe funéraire aquatique, recèlent des secrets que les scientifiques tentent encore de déchiffrer. Des dépouilles de plus de 8 000 ans, ayant pour certaines un pieu enfoncé dans le crâne...

 L’étude, publiée le 9 février 2018 dans la revue Antiquity, révèle que la sépulture, qui se trouvait au fond d’un petit lac à l’Âge de pierre, abritait les dépouilles de 11 adultes (on a retrouvé des crânes et quelques os) ainsi que le squelette d’un bébé. Autour d’eux, divers os d’animaux, comme l’indique le chercheur Fredrik Hallgren, archéologue à la Fondation du patrimoine culturel de Västerås en Suède.

Parmi ces os, les scientifiques ont pu compter trois femmes adultes et six ou sept hommes. « Impossible de connaître le sexe des autres personnes, nous n’avons retrouvé que des bras et des jambes démembrés », explique l’archéologue.

Plus étonnant encore, des mâchoires ont été retrouvées, indépendantes des crânes et ne correspondant pas à celles des humains. Une nouvelle étude déterminera l’origine de ces mâchoires.

C’est là que l’étude commence à passionner les chercheurs suédois. Ils ont remarqué que dans deux des crânes présents, des pics en bois étaient enfoncés jusqu’au sommet de la tête.
Sept des adultes, dont deux femmes, ont également montré des signes de traumatisme, comme l’expliquent les scientifiques dans l’étude. Fait étonnant, les hommes avaient tous des traumatismes sur le devant de la tête, tandis que les blessures des femmes se trouvaient à l’arrière.
« Mais ce traumatisme ne les a pas tués, du moins pas immédiatement, parce que tous les crânes montrent des signes de guérison, a souligné Fredrik Hallgren. Il s’agit d’un rituel très complexe, qui est très structuré », a-t-il encore déclaré au magazine Live Science.



Pour quelles raisons des humains ont-ils été placés dans une tombe sous-marine ? Il y a 8 000 ans, il y avait un petit lac, là où les fouilles ont été effectuées. Avec le temps, le lac a été envahi de roseaux, puis une forêt a grandi au-dessus.
En fouillant, les archéologues ont remarqué que de grosses pierres et des piquets de bois ont été installés pour former une tombe géante de 12 mètres sur 14, l’équivalent de la taille d’un bus scolaire. Les squelettes humains ont été placés au centre de la structure et les corps des animaux autour.
« Le fond du lac était un environnement pauvre en oxygène, ce qui signifie qu’il n’y avait pas beaucoup d’oxygène disponible pour les micro-organismes intervenant dans la décomposition osseuse », explique l’archéologue Fredrik Hallgren. En créant une tombe sous-marine, quelqu’un a donc voulu préserver les corps plus longtemps possible.


Qui étaient ces personnes ? Si les crânes montrent un signe de guérison, ces êtres humains ont peut-être été soignés après avoir subi un traumatisme. De plus, le fait de les placer sous l’eau pour les conserver leur donne un statut particulier.
« Il est possible que ces gens aient fait partie d’un groupe stigmatisé. Peut-être, par exemple, qu’ils étaient des esclaves », suggère le chercheur Fredrik Hallgren. « Ce sont probablement des gens qui, après leur mort, avaient été choisis pour être inclus dans ce rituel à cause de qui ils étaient, ou des choses qu’ils ont vécues durant leur existence », déduit encore le scientifique.


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Bref, ils ne savent rien et moi non plus. Vous, peut-être...

Nos ancêtres se cassaient déjà la tête...