lundi 22 janvier 2018

Sisyphe à Samarcande.



Sous titre de cet article  : Rien n’est logique sauf  la littérature.

;)

Une source L’auteur perse , Farid Al-Dîn Attar. XII° siècle.

Les egregores restent à prouver. Ceci dit, la réincarnation aussi.

Mourir c’est une chose pas sympa mais se réincarner toujours et encore c’est mieux ?

Des milliers de vies à aimer, à souffrir, à recommencer à perdre ceux qu’on aime, à ne rien comprendre du tout, à chercher du sens, sa place, des sous, les livres utiles, à courber l'échine, à se faire du souci, à prier....

Où seront nos enfants, nos âmes sœurs ? Si tout est écrit, si nos gènes nous prédestinent, quelles fautes pourraient nous être reprochées puisque nos erreurs sont plus fortes que nous et sont déjà inscrites dans Le Grand Livre de la Vie. (Denis Diderot).

On fait au mieux, c’est déjà pas si mal. Et quand autour tout est noir c’est déjà bien de trouver la force de faire gris.

J’aimerais tellement avoir droit au pardon des péchés, avoir droit la vie éternelle dans les verts paradis ...

Mais quand je l'écris je me rends compte que c’est juste.... pas possible....peu probable, peu plausible...

Dans le meilleur des cas m’attendra un gars pour faire les comptes.... faudra passer à la caisse...
Et redescendre bosser ? Autant ne pas mourir.

La mort à quoi ça sert si on doit recommencer ?

Camus, le mythe de Sisyphe :



Camus se charge de la tâche de répondre à ce qu'il considère comme le seul « problème philosophique vraiment sérieux » : est-ce que la réalisation de l'existence du non-sens et de l'absurdité de la vie entraîne nécessairement le suicide ?
Il commence par décrire la condition absurde : une grande partie de notre vie est construite sur l'espoir de demain mais demain nous rapproche de la mort, l'ennemi ultime ; les gens vivent comme s'ils ne connaissent pas la certitude de la mort. Une fois débarrassé de son romantisme commun, le monde est un lieu étranger, étrange et inhumain ; la vraie connaissance est impossible, et la rationalité et la science ne peuvent pas révéler les explications du monde, - de telles explications finissent finalement dans des abstractions et des métaphores dénuées de signification. « À partir du moment où l'absurdité est reconnue, elle devient une passion, la plus pénible de toutes ».
Ce n'est pas le monde qui est absurde, ni la pensée humaine : l'absurde surgit lorsque le besoin humain de comprendre rencontre le caractère déraisonnable du monde, lorsque à « mon appétit pour l'absolu et pour l'unité » répond « l'impossibilité de réduire ce monde à un principe rationnel et raisonnable ».
Ici et ailleurs aussi

Sisyphe dans la mythologie grecque a vaincu la mort :


Sisyphe est surtout connu pour avoir déjoué Thanatos. En échange d'une source qui ne tarirait jamais, Sisyphe révéla au dieu-fleuve Asopos où se trouvait sa fille Égine, enlevée par Zeus, qui la désirait et avait pris la forme d'un aigle. Asopos fit fuir Zeus, mais ce dernier ressentit de la rancune pour Sisyphe ; il lui envoya Thanatos pour le punir. Cependant, lorsque le génie de la Mort vint le chercher, Sisyphe lui proposa de lui montrer l'une de ses inventions : des menottes. Il enchaîna Thanatos, si bien que ce dernier ne put l'emporter aux Enfers. S'apercevant que plus personne ne mourait, Zeus envoya Hadès délivrer Thanatos et emmener Sisyphe aux Enfers. Mais Sisyphe avait préalablement convaincu sa femme de ne pas lui faire de funérailles adéquates. Il put ainsi convaincre Hadès de le laisser repartir chez les vivants pour régler ce problème. Une fois revenu à Corinthe, il refusa de retourner parmi les morts. Thanatos (ou même Hermès, selon certaines traditions) dut alors venir le chercher de force. Pour avoir osé défier les dieux, Sisyphe fut condamné, dans le Tartare, à faire rouler éternellement jusqu'en haut d'une colline un rocher qui en redescendait chaque fois avant de parvenir au sommet (Odyssée, chant XI). Toutefois, Homère ne faisait pas mention de la raison de ce châtiment. Certaines traditions le justifient aussi par la réputation de brigand et de malfaiteur que Sisyphe avait acquise de son vivant. Source


Alors Zeus le punit... :




Sisifo, olio su tela di Tiziano Vecellio, 1548-1549,MadridMuseo del Prado