jeudi 25 janvier 2018

Paris, Lagos, Rio, vivre ensemble et bidon-villes

Paris est une des villes les plus denses d’Europe et produit donc des déchets. On doit se poser les questions de la production et la gestion de ces déchets. Mais aussi du seuil de tolérance en ce qui concerne les usagers eux-mêmes et les normes de l’espace public. Pour certains, des traces sont des signes de désordre. Il y a une évolution récente.

Il y a 10 ans, la question se posait autrement. Et la solution pour les uns n’est pas celle des autres. Il y a un problème global sur Paris avec la question de l’entretien de l’espace. Nettoyer, c’est évacuer un certain nombre d’objets au dehors. Quand on a des quartiers envahit par des déchets, c’est souvent un signe. Dans les quartiers débordés, les services de la mairie de Paris ne peuvent pas faire grand-chose. C’est un effet de la densité. Il y a aussi un problème de cohabitation. Les questions de saleté peuvent être révélatrices d’une difficulté de vivre ensemble.
Dans des quartiers, on parle de saleté car des gens utilisent l’espace public comme un lieu de socialisation et créent du bruit.
...cela passe par la politique. Sur le quartier de la Goutte-d’Or (XVIIIe arrondissement), il y a des services de voiries qui sont pointés du doigt par les habitants. Mais ils font un travail énorme. Le problème, c’est qu’on demande au service de voiries de régler des problèmes qui ne sont pas de leur ressort. On va leur demander de nettoyer des « bidonvilles ». Il y a un problème politique en amont. Il faut trouver une solution sociale et économique pour mettre en place une politique d’hospitalité.
Les étrangers qui vivent à Paris, les touristes japonais sont choqués de l’état de Paris.


Exempté de taxes d’ordures ménagères.