mardi 14 novembre 2017

Migrants, entre la médiation par le poney et les dealers.




« On a installé l'enclos des poneys à Ilione, près d'un quartier pauvre d'Athènes. Après avoir défini notre pédagogie, on est allé avec deux poneys dans le quartier, pour rencontrer des réfugiés, des enfants avec leurs parents et des ados isolés, déscolarisés. Le but était de leur apporter du réconfort et égayer leur quotidien, grâce au poney. « Ils viennent de Syrie, d'Afghanistan, d'Iran et d'Irak. Ils ont fui leur pays et sont bloqués à Athènes depuis un ou deux ans. Certains sont à la rue, dorment le jour et se prostituent la nuit. Le poney est un super-médiateur, un moyen fantastique de donner le sourire ».




 « Un jour, deux Grecs costauds nous ont fait comprendre qu'on était sur leur "terrain de jeu". Notre traducteur nous a dit que c'était des dealers. On a alors mis en place des navettes pour que les jeunes réfugiés puissent sortir du quartier et nous retrouver sur notre site, tranquilles ».

Geoffrey Debut, créateur de l'association United Pony Caravan, toujours sur place, jusqu'à la fin du mois : « Certains quartiers sont gérés par la mafia, qui profite de la situation, scandaleuse. Une jeune mère de 16 ans nous a même confié qu'un Français lui avait proposé d'acheter son enfant, par deux fois ».


On marche sur la tête. Combien d’argent pour cette association qui fait voyager les poneys jusqu’à Athènes ???

À Paris, ligne 12, migrants-toxicos-SDF ont commencé à meubler (si, si !!) la station Marx Dormoy.
Ils s’installent plus confortablement. Et, entre nous, je les comprends tout à fait.





« Un tour de poney, les gars ? »

(Photo d’un usager).