vendredi 16 septembre 2016

La voiture comme marqueur des défavorisés ?

[NB : je serai peu présente sur le blog cette semaine. Bizzzzous !]

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Source

Pour la voiture (67,6 % des trajets) et les transports en commun (19,5 %), la fracture est d’abord entre l’Ile de France et les autres.

La région capitale, qui est d’abord l’agglomération de Paris, est totalement hors normes avec plus de trajets en transports en commun qu’en voiture : 45,9 % contre 41,4.
Dans toutes les autres régions, la voiture domine largement : entre 73,7 % en Auvergne-Rhône-Alpes et 81,2 % en Corse. La présence de très grandes villes fait monter la part des transports en commun, ainsi en Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon) mais aussi en Provence (Marseille), dans les Hauts-de-France (Lille), les Pays de la Loire (Nantes) ou le Grand Est (Strasbourg, Nancy et Metz) où leur part est au-dessus de 10 %.

La lutte des classes existe bien. Christophe Guilluy, le géographe consultant, en est convaincu. Il en a acquis la certitude en parcourant la « France périphérique », un concept qu’il a forgé pour décrire cette partie du pays, reléguée, défavorisée, « éloignée des zones d’emploi » et qui forme 60 % de la population. Source


[Note : il faut decarbonner les pauvres ?]

---- je suis d'accord. Les centres villes et les moyens de transports en commun ou les pistes cyclables marquent bien un territoire "de petits bourgeois" (au sens qui ne possèdent que des privilèges et non les moyens de production).  Pod cast : la faillite des élites

Ceci dit, il y a un autre phénomène qui se développe : le refus de prendre les transports en commun par manque de sécurité. 

La classe moyenne supérieure a quitté la France pour l'étranger en 2005 et la petite bourgeoisie parisienne quitte la capitale pour les grosses villes de province, Bordeaux, Toulouse, Rennes, etc...

La France Périphérique c'est, par exemple, Cergy ou Melun, le RER D. Des villes dortoirs construites autour de la gare.

Les petits bourgeois périphériques prennent la voiture et non les transports en commun. Ils se démarquent sociologiquement à la pompe à essence.

Le système le plus violent actuellement c'est vraiment cette grande banlieue, le rêve de la maison individuelle à crédit, les deux voitures par foyer fiscal, l'absence de commerces de proximité.

Cette classe moyenne là, est exclue de la culture, par exemple. Elle s'appauvrit et son immobilier lui coûte plus cher qu'il ne lui rapporte.

Que votera-t-elle ?