mardi 10 mai 2016

Mon césium au Canada. (AIPRI)

Un incendie dantesque d’origine indéfinie, là-bas désigné « la bête », ravage en ce moment même la région de l’Alberta au Canada. Plusieurs mois de feu sur ce sol bitumeux sont pronostiqués à moins d’une pluie miraculeuse et abondante. La ville de Fort McMurray, 57 parallèle, a été entièrement évacuée et l’industrie pétrolière d’extraction du sable bitumeux est à l’arrêt complet. 

Bien que les autorités dites compétentes en matière de radioprotection soient parfaitement au fait que la biomasse en feu relâche d’abondants effluents radioactifs artificiels (césium, barium, strontium, tritium, plutonium) hérités des essais atomiques et des accidents nucléaires avariés, elle tient le plus parfait des silences alors que les nuages épais transportent à travers la nation et le continent une radioactivité à terme délétère à quelque dose que ce soit.

.....Si 2 millions d'hectares brûleront à terme, ce que nous ne souhaitons bien entendu pas mais c'est un scénario qui presse, alors 10,49 TBq (283 Ci) prendront le chemin des airs et des appareils pulmonaires.  Traduit en dose létales aigües potentielles il y aurait alors là en vadrouille aérienne, selon la très officielle ICRP, un équivalent de 10000 Ld par inhalation et 27500 Ld par ingestion rien qu’en Césium 137.