dimanche 8 mai 2016

Et si on détruisait EDF comme Areva ?

EDF: chaud devant ! 





Écrit par Stéphane Soumier. 

Une autre source à lire sur Le Progrès. Ensuite nous pourrions tranquillement achever le CEA.

EDF va tenir son assemblée générale jeudi prochain, à cette occasion une décision définitive pourrait être prise sur la construction de deux réacteurs EPR en Grande Bretagne. Jean Bernard Levy, le patron, y est favorable, mais la pression est très forte au sein de l’entreprise
 Un homme, la semaine dernière, a pu se faire le porte parole de tous ceux qui pensent qu’EDF court à sa perte. Thomas Piquemal, c’est son nom, et il sait de quoi il parle comme personne, puisqu’il était encore directeur financier d’EDF, il y a un mois. Il a quitté l’entreprise et retrouvant toute sa liberté de parole, il a été très loin devant la commission des affaires économiques de l’assemblée nationale : oui, EDF court un risque VITAL en partant à l’aventure en Grande Bretagne : tout est dit en une phrase, cinglante : « qui parierait 60, 70% de son patrimoine ? sur une technologie dont on ne sait toujours pas si elle fonctionne alors que cela fait 10 ans qu’on essaie de la construire »
Thomas Piquemal est là le porte parole d’une partie de l’entreprise qui craint de se retrouver dans la situation d’Areva, engloutie par l’EPR à coups de milliards de frais imprévus, d’autant qu’Areva justement, et les découvertes récentes sur de possibles manipulations font courir un risque à l’ensemble de la fillière.
Jean Bernard Levy et l’Etat français ont devant eux une décision historique, et tout à coup, ce qui va se jouer dans les jours qui viennent, c’est ni plus ni moins l’avenir de la filière nucléaire française