jeudi 28 janvier 2016

Choc pétrolier, dettes et mise en place des dictatures


Source


Sous quel prix du baril de pétrole les pays producteurs sont-ils en danger ?

On voit que l'AS peut supporter un prix aux alentours de 30$ tandis que le Canada doit tirer plus de 100$ du baril pour rentrer dans ses fonds investis puis toujours investir dans de nouvelles productions.

Actuellement le Nigeria, l'Angola et la Russie produisent à "perte"....

 [it looks like they have Nigerian cost per barrel at over $60. But this article has a different figure: Oil crash: Nigeria producing at $5 per barrel loss.
LAGOS — As oil prices continue on the downward slide, Nigerian oil firms may be producing at up to $5/barrel loss, as average production costs for independent and marginal field producers is between $30 and $35/barrel. Source]

Ces pays s'endettent. Si le pétrole revient à des pris entre 100/110$ le baril ce sont les pays importateurs qui s'endetteront de nouveau.

Une dette en Angola n'a pas les mêmes effets immédiats qu'une dette en France. En Angola l'importation de denrées alimentaires cesse. La famine s'installe, les émeutes surgissent et les migrations économiques sont massives.

C'est le même phénomène en France avec les dettes, le chômage de masse et la pression fiscale pour maintenait le système à flot.

Bien sur les pays mettent en œuvre des "politiques sécuritaires" pour éviter les "révolutions" qui affaibliraient les systèmes de redistribution et (surtout ?) de gouvernance politico-financière.

La France endettée et appauvrie en est là :







il y a trois possibilités pour ceux qui nous gouvernent - : admettre leur échec et démissionnerse faire démissionner à terme par une population qui se révolte, ou devenir autoritaires. Elles ont choisi la troisième.
En janvier 2015, la France est choquée suite à la première série d'attentats. Juste après, une loi sur la surveillance de masse est validée, même si elle porte gravement atteinte aux droits humains. Selon Amnesty International, voici les principaux problèmes que pose cette loi:
    - Elle permet au Premier ministre d'autoriser des mesures de surveillance intrusives à des fins très vagues et mal définies telles que les « intérêts majeurs de la politique étrangère », la protection des « intérêts économiques, industriels et scientifiques » de la France et la prévention des « violences collectives » et de la « délinquance organisée ».
    - Elle autorise le recours à des outils de surveillance de masse permettant d'intercepter les communications sur les téléphones portables, ainsi que l'installation chez les fournisseurs d'accès à Internet (à des fins de lutte contre le terrorisme) de boîtes noires qui collecteront et analyseront les données personnelles de millions d'internautes.
    - L'absence de contrôle indépendant : au lieu d'avoir besoin de l'autorisation d'un juge, le Premier ministre devra juste consulter un nouvel organisme, la Commission nationale de 
contrôle des techniques de renseignement, dont l'avis ne sera que consultatif.
    - Il sera très difficile, voire impossible, pour les gens de savoir s'ils sont espionnés illégalement, ou pour les lanceurs d'alerte de dénoncer les abus en matière de pouvoirs de surveillance.
Selon Geneviève Garrigos, Présidente d'Amnesty International France, "toute personne enquêtant sur les actes du gouvernement français ou d'entreprises françaises, ou même tout organisateur de manifestation, pourrait faire l’objet de formes de surveillance extrêmement intrusives."

-------- c'est bien le pic pétrolier qui est là. Que la contrainte des ressources agisse sur la demande ou sur l'offre, au final ce sont les citoyens qui sont et resteront contraints.

Qu'ils soient nigérians ou danois ne change rien à l'affaire. Nous sommes tous liés par les réserves d'énergies fossiles et leur système industriel et financier géologiquement dépendants.


Shutttt...