vendredi 20 mars 2015

L'hiver russe et ensuite un printemps ?

Les constructeurs auto face à l'effondrement du marché russe.


L'américain General Motors est le premier constructeur à prendre une décision radicale sur le marché russe. 
Mercredi 18 mars, le géant américain a annoncé le retrait de sa marque Opel d'ici à décembre 2015.General Motors continuera à vendre en Russie des Cadillac et quelques Chevrolet, comme la très symbolique Corvette, mais il va fermer son usine de Saint-Pétersbourg et enregistrer 600 millions de dollars de pertes sur le premier trimestre 2015.
Tous les constructeurs doivent aujourd'hui trouver une solution au problème russe. L'an dernier, les ventes y ont flanché de 10 %. Et, depuis le début de l'année, la chute a pris des proportions bien plus importantes, à - 32 %. En présentant les résultats annuels de Renault, Carlos Ghosn évoquait une chute «de 30 à 40 % du marché russe en 2015». La situation est d'autant plus difficile que le rouble a suivi le même mouvement. Une chute qui renchérit d'autant le coût des véhicules importés mais également des véhicules fabriqués sur place, mais comportant des pièces provenant de l'étranger. Or, personne ne dispose d'un taux d'intégration de 100 %.


En clair : L'effondrement économique russe, par le biais des ventes de voiture. Moins glamour que les marches militaires en Crimée .... Mais tellement plus dangereux !

Que fera la Russie pour éviter son "printemps" ? (Que vive l'hiver !)  

La redistribution des richesses russes est ... Comment dire... Discutable.. ? De plus ISIS menace le territoire russe... 

Hum, hum...Un petit mot de la fameuse classe moyenne russe. Comme la classe moyenne chinoise elle ne représente qu'une petite partie de la population du pays.

Cette planète est petite, nous sommes nombreux, la géologie et la géographie sont têtues, un souci peut en masquer un autre, ....

De plus et en priorité :

Le Pétrole en Eurasie et son déclin en Russie ! 

Le principal producteur de la zone, la Russie, a probablement passé son maximum historique en 1987, et se dirige en ce moment vers un maximum secondaire. La Chine est proche de son maximum, qui devrait survenir quelque part aux alentours de 2020. La croissance des pays en développement (Kazakhstan et Azerbaïdjan) ne compensera pas le déclin des deux acteurs dominants de la zone.

Sachant que les pays de l'ancienne Union Soviétique contribuent pour la moitié aux importations de l'Union Européenne (elle-même dépendante des importations à 70%), et que le pétrole est un des premiers contributeurs au PIB russe, cela promet des conséquences géopolitiques intéressantes quand la Russie va entamer son déclin rapide.



Quand ça veut pas, ça veut pas !