dimanche 14 décembre 2014

pour en finir avec le "Grand Remplacement".

tout d'abord je tiens à dire que je n'aime pas l'expression !
on ne remplace pas des humains pas d'autres humains. les choses changent, les populations évoluent mais on ne "remplace pas" un groupe d'humains par un autre.
les humains ne sont pas des objets.
on ne dit pas "tiens, je vais changer mon voisin" comme on dit "je vais changer mon ordinateur".
ceci bien posé :

oui, en Ile de France et dans toutes les métropoles françaises il y a eu ou il y a "un grand remplacement" de la population blanche, catho par une population noire ou de couleur plus foncée et en majorité musulmane.

non, nous n'avons pas davantage de juifs ou de bouddhistes mais bien davantage de noirs musulmans. par rapport aux années 1980, donc depuis 30 ans la population a radicalement changé de couleur dans les rues, le RER (qui n'existait pas), les magasins, les immeubles...

où est le problème ?

a priori il ne devrait pas y en avoir. un noir musulman est un humain comme un juif ashkénaze, un bouddhiste indou ou un catholique suisse.

donc il n'y a pas de problème humain. s'il y a un problème il est politique au sens large. (élections, démocratie, économie, chômage, social, culture..)

qu'est ce qui dérange les autres groupes humains des mêmes cités dans l'arrivée massive des noirs musulmans ?

une seule réponse : la misère partagée ! la mondialisation fait baisser le niveau des salaires et a développé le travail "au noir". oui ces populations travaillent ! je les vois travailler. mais pas dans les  circuits "ouverts". ils ne sont déclarés que sur une partie de leurs activités. le reste, c'est du black ! ().

comme la directive Bolkestein, pudiquement nommée "la directive des travailleurs détachés" qui nous amène des camions, des bus ou des trains de roumains pour travailler dans le bâtiment ou les champs.

les français de souche (lol) se sentent trahis par.... les immigrés !

quand Bouygues dans les années 1950 en France faisait venir les maghrébins par bateaux pour les accueillir dans le grand bidonville de Nanterre (hé ! oui !) ça ne dérangeait personne !

en ce moment c'est exactement la même chose en moins barbare. Bouygues a été copié et suivi par tous les autres "entrepreneurs"qui ont bien compris l'intérêt de la chose.

la mondialisation c'est Bouygues des années 50 au niveau planétaire.  pourquoi moins barbare ? parce que depuis les années 1950 la "couverture sociale" a fait des progrès en direction des immigrés.

pourquoi les français de souche (?) ne se sont pas révoltés contre le capitalisme et sa barbarie ? et se révoltent contre l'immigration qui n'est simplement qu'un avatar de ceux-ci ?

je ne sais pas. ça doit être plus facile !

maintenant la haine se développe dans tous les sens et on aurait tendance à oublier le pourquoi du comment. la haine sera instrumentalisé afin que nous acceptions, toutes couleurs et religions confondues :

- des baisses de salaires,
- des retraites plus tardives et calculées au plus juste
- une acculturation (cf : l'Amérique Latine)
- la montée de tous les fondamentalismes
-la fin de cette démocratie qui même si elle est "de pacotille" est bien agréable !

bien sur, il est trop tôt pour appeler tous les humains à se rassembler ou plutôt il trop tard.

le capitalisme dans sa phase ultime et sur une planète moribonde est capable de tout.
de tout contre tous.

et oui, quand on regarde la démographie, la population des vieux européens sera remplacée par la population africaine !
50% des africains ont moins de 30 ans. 80% des européens sont des vieux !

aimons nous !

(PS : moi aussi, ça m'énerve souvent tous ces gens qui "ne sont pas comme moi" et en même temps ça me plait. c'est comme ça la vie, il y a plein de gens différents et de choses inconnues. c'est pour cela que je ne m'ennuie jamais !
je vis dans le ghetto et j'aime ça. parce que moi aussi, je suis "différente" à l'intérieur et au moins là où je vis, je ne le cache pas !).

--------------------------------------------- vu par Valeurs Actuelles :

Six millions d’immigrés. Et leurs enfants
Combien y a-t-il d’immigrés en France ? Cette question, pourtant simple, ouvre aussitôt d’incessantes controverses. Il est vrai que les chiffres varient selon les sources et que les définitions prêtent à confusion. Nous avons tenté d’y voir plus clair, sans passion ni tabou.
L’Insee dénombrait 3,9 millions d’étrangers en 2012. Les immigrés sont plus nombreux : 5,8 millions, près de 9 % de la population. On entend par immigrés les personnes “nées étrangères à l’étranger et résidant en France”. Depuis leur arrivée, 4 sur 10 ont acquis la nationalité française, par naturalisation ou par mariage. Leur nombre a augmenté tout au long du siècle dernier : en métropole, 1 million d’immigrés au début du XXe siècle ; 2,3 millions en 1954 ; 4,2millions en 1990 (“France, portrait social – édition 2013”, Insee).
À ce chiffre, on ajoute celui des enfants d’immigrés pour avoir une vue globale et plus précise des effets de l’immigration sur le peuplement de la France : 6,8 millions en 2012. « Tant en proportion qu’en nombre, cette “deuxième génération” est la plus nombreuse de l’Union européenne », remarque l’Insee.
La somme des deux (immigrés + enfants d’immigrés) fait 12,6 millions de personnes : près de 19 % de la population totale. Selon l’Insee, cette proportion atteint même 27 % dans la tranche des 25-54 ans, celle qu’on retient pour mener des comparaisons internationales. Là encore, « l’ensemble des première et deuxième générations est plus élevé en France qu’au sein des autres pays les plus peuplés de l’Union européenne ». La Suède vient immédiatement après (25,8 %) mais ses immigrés arrivent pour l’essentiel de Finlande, d’Irak et de Pologne.
Il faut ajouter que la répartition des immigrés sur le territoire français est très inégale : 38,5 % de la population francilienne est d’origine étrangère. Un chiffre qui va croître dans les prochaines années, puisque 46 % des enfants nés en Île-de-France en 2011 avaient au moins un parent immigré (65 % en Seine-Saint-Denis, 50 % dans le Val-de-Marne, 49 % dans le Vald’Oise, 45 % à Paris).
Une forte dominante africaine
La part des Européens n’a pas cessé de baisser : ils représentent moins de 4 immigrés sur 10, au lieu de 1 sur 2 en 1990. Les Portugais sont restés les plus nombreux jusqu’en 1999 mais leur part s’est réduite du fait des décès et des retours dans leur pays, comme celles des Espagnols et des Italiens (même si la crise suscite de nouveaux départs vers la France depuis 2012)...lire la suite...