jeudi 20 novembre 2014

De fil en aiguille, la Charia acceptée

 la finance islamique fait une percée en Italie


Selon le président de l’Union industrielle de Turin, les investissements de la finance islamique ont augmenté de 60% cette année en Italie, à un milliard de dollars.

Selon le président de l’Union industrielle de Turin et de la Commission techniques pour les investissements étrangers de la Confindustria (Medef italien), Licia Mattioli, le nombre des opérations d’investissements liées à la galaxie de la finance islamique a doublé en Italie en 2014 pour atteindre un milliard de dollars (+60%). Selon le Shariah All World Index établi par l’indice FTSE, 13 sociétés cotées italiennes sur 1.381 _ parmi lesquelles Enel, Eni, Exor, Fiat Luxottica, Parmalat, Pirelli, Prysmian _ correspondent aux critères d’investissements de la finance islamique.
«La finance islamique entre dans une société pour devenir un partenaire à long terme, ce qui est très utile pour de nombreuses PME italiennes qui sont souvent sous-capitalisées», souligne Licia Mattioli, en considérant que ce type d’investissements représente une opportunité pour l’Italie.
 Basée sur la Charia, la finance islamique _qui n’a rien à voir avec la dérive de l’islamisme radical_ vise à respecter les principes de la loi coranique qui interdit notamment d’investir dans les secteurs de l’armement, de l’alcool, des jeux de hasard, de la pornographie et de l’industrie porcine. 
Sept sociétés italiennes font partie de l’indice Dow Jones Islamic Market Index, l’indice mondial des sociétés «Charia-compatibles» : Diasorin, Luxottica, Moncler, Parmalat, Recordati, Salvatore Ferragamo et Tod’s.

 En revanche, les investissements d’Etihad dans Alitalia ou du Qatar dans Valentino sont considérés comme des investissements «laïcs» qui suivent le droit commercial de leurs pays respectifs.


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