dimanche 31 août 2014

Contenir les révoltes

La place de Grève… Un nom qui fleure bon les romans populaires de cape et d’épée.
Au Moyen-âge, notre actuelle place de l’Hôtel de Ville n’était alors qu’une « grève », un terrain désert constitué de sable et de graviers, descendant en pente douce vers la Seine. En 1141, le roi Louis VII accepta de céder une partie de ce terrain à la corporation des « Marchands de l’eau » afin qu’ils puissent y faire construire un port. Le commerce de cette époque se faisant essentiellement par voie fluviale, ce nouveau port faciliterait l’approvisionnement de la Capitale.
En 1246, Saint Louis créera la première institution municipale. Les marchands bourgeois pouvaient désormais élire leurs représentants auprès du pouvoir royal. Leur chef sera nommé « Prévost des Marchands ». La corporation des Marchands d’eau restant la plus puissante, leur logo deviendra le sceau de l’institution. C’est ainsi que les armoiries parisiennes conserveront le symbole fluvial encore en vigueur aujourd’hui.
La place de Grève ne faisait alors qu’un quart de son actuelle superficie. Les gens avaient coutume de s’y rassembler. L’usage voulant qu’on aille « en Grève », l’expression « se mettre en grève » vient donc de là.
À compter du début du XIVe siècle, la place fut le théâtre de nombreuses exécutions. On retiendra en particulier celles de Ravaillac et de la marquise de Brinvilliers.
En 1357, le prévost Étienne Marcel transférera le siège de la corporation en place de Grève dans la célèbre« Maison des piliers », considérée comme l’origine de l’Hôtel de Ville. Cette maison sera démolie pour laisser sa place à un nouvel édifice construit par étape entre François 1er et Henri IV. Cette version originale de l’Hôtel de Ville sera incendié sous la Commune. Il sera reconstruit quasiment à l’identique entre 1874 et 1882.
La place obtint son nom actuel en 1803. Elle n’échappera pas aux grands remaniements du second Empire. De nombreuses maisons seront rasées afin de lui offrir superficie actuelle. Les souvenirs des manifestations de 1830 et 1848 avaient laissé un goût amer aux pouvoirs successifs. Haussmann fera construire deux casernes à proximité, reliées à l’édifice principal par un système de souterrain. Ce stratagème s’inscrit dans cette volonté d’organiser Paris de façon à contenir aisément toute révolte.
http://www.paris-unplugged.fr/paris-04-la-place-de-greve/



M.Valls "Arrêtons de stigmatiser des populations en faisant systématiquement référence à leurs origines, leur religion"


Ne nous inquiétons pas pour contenir le peuple et faire leurs petites affaires les marchands sont prêts à tout depuis toujours.

Attendons nous à des pannes de RER, des routes coupées " pour travaux", des grèves dans les transports...le Peuple grogne, qu'il soit divisé par tout les moyens ou uni par tous les mensonges !

Je vous fais des bizzzzous du dimanche.