mercredi 18 juin 2014

Prises de sang

Équateur  :

vive polémique autour de prélèvements de sang illégaux opérés par des scientifiques américains au sein de tribus amazoniennes, réputées pour leur résistance aux maladies.

 Plus de 3.500 prises de sang auraient été réalisées il y a plus de 30 ans auprès de 600 membres de tribus qui présente "des caractéristiques uniques au niveau mondial", a annoncé cette semaine le secrétaire d'Etat à l? et aux Sciences.

 80% des prises de sang ont été effectuées sans consentement, alors que "personne ne savait qu'elles étaient faites à des fins d'investigations".
Trois organismes américains sont pointés du doigt par le équatorien: la compagnie pétrolière Maxus, qui a opéré dans la région amazonienne d'Orellana jusqu'aux années 90, le laboratoire Coriell et la Harvard Medical School.
"Il a été prouvé que l'institut Coriell a dans ses stocks des échantillons et vend du matériel génétique issu de la communauté Waorani".


  les membres de cette communauté amazonienne auraient été trompés par deux Américains, dont un médecin travaillant pour la compagnie pétrolière, originaire du Texas. Ces derniers leur auraient proposé d'effectuer des examens médicaux sans révéler le véritable but de ces prélèvements.
 "Nous sommes certains, en ce qui concerne les communautés indigènes, que cela n'a pas seulement eu lieu en Equateur".
 En août 1996, des scientifiques brésiliens l'avaient accusé d'avoir vendu de l'ADN provenant de tribus Karitania et Surui, vivant dans l'Etat de Rondonia, à la frontière avec la Bolivie.

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