mardi 29 avril 2014

où faire pousser les arbres à fuel ? chez les autres.



  l'Europe Verte affame l'Afrique Noire


Production d’agro carburants et accaparements de terres en Guinée : conséquences de la politique énergétique de l'UE...

En 2009, l’UE s’est fixé comme objectif de porter à 10 % la part des énergies renouvelables dans sa consommation énergétique d’ici 2020. Dans le secteur des transports, cela s’est traduit par une législation qui promeut l’utilisation des carburants d’origine végétale : les agrocarburants. Cette législation, aubaine pour l’agro-industrie, a pour conséquence d’encourager des acquisitions massives de terres qui menacent la sécurité alimentaire de nombreuses populations
Des acquisitions massives de terres illégales réalisées dans la plus grande opacité
En République de Guinée, l’entreprise Guinée Énergie S.A, filiale du groupe italien Nuove Iniziative Industriali SRL (NII), a acquis de vastes espaces afin d’y cultiver le jatropha pour ensuite le transformer en agrocarburant qui sera exporté vers l’Union européenne.
Bien que le flou reste total sur les superficies cédées, les 74 504 hectares de terres recensées ne seraient que de la partie émergée de l’iceberg. Le protocole d’accord établi en 2010 entre le Ministère de l’Agriculture et Guinée Énergie S.A mentionne une surface totale de plus de 710 000 hectares, soit plus de 11% des terres arables du pays…La majorité de ces investissements serait néanmoins illégale d’après des dispositions limitant toute cession de terres à des entreprises à 10 000 hectares.
Des paysans sans terres, sans protection juridique et sans indemnisations
Près de la moitié des guinéens vivent sous le seuil de pauvreté et plus de 15 % d’entre eux sont sous-alimentés. La majorité de la population vit de l’agriculture (80 % des actifs).
Les terres cédées à Guinée Énergie S.A sont en majeure partie des domaines communautaires, utilisés comme zones de pâturage ou pour la culture vivrière. Si elles sont détenues de manière coutumière par les communautés et les familles, il n’en existe pas de preuve légale. Les premiers intéressés ne disposent pas des informations ni des documents nécessaires pour faire valoir leurs droits en cas de litige. Aucune des communautés rencontrées ne sait pour quelle durée les terres ont été cédées. Le protocole d’accord ne mentionne aucune indemnisation monétaire.


c'est ça "l'équilibre du monde", des riches qui roulent et mangent et les autres ... qui le permettent.

je trouve cela "succulent". après "sortir du nucléaire" nous avons "rouler bio".

ce sont des "professions de foi". aucun coût n'a été calculé en terme de "casse humaine".

"Sortir du nucléaire" n'est pas possible en claquant des doigts. ça se prépare à tous points de vue.

rouler "propre", ça se prépare aussi. 

des terres arables pour faire "pousser de l'essence" sont autant de cultures alimentaires disparues.

j'ai vraiment le sentiment d'enfoncer les portes ouvertes. mes épaules sont douloureuses.