jeudi 24 avril 2014

la nanotechnologie programmable de l’ADN redessine la Création

Avec la biologie synthétique, pourtant, le rêve des nanorobots est ressuscité. La technologie la plus prometteuse dans ce domaine est sans doute l’origami ADN. Cette méthode, rappelons-le, consiste à utiliser l’ADN, non comme porteur du code génétique, mais comme un fil de construction, qu’on peut plier comme on le désire pour lui faire adopter toutes les formes et, ainsi, créer des objets au niveau nanométrique. C’est en utilisant ce procédé qu’une équipe israélienne a pu mettre au point un groupe de “nanorobots” capable de circuler à l’intérieur du corps d’un cafard ! Un tel nanorobot est en fait une “boîte” générée à partir d’origami ADN, à l’intérieur de laquelle se trouve un produit (par exemple un médicament) qui peut être délivré quand la boîte s’ouvre. Certaines des structures ont été conçues pour interagir avec des protéines se trouvant dans l’organisme de l’insecte, ou avec d’autres protéines qui pourraient provenir d’un de leurs congénères robots.

Si certaines conditions sont remplies (c’est-à-dire si certaines protéines sont rencontrées), la boîte peut s’ouvrir et laisser sortir la molécule qu’elle transporte. La boîte peut donc effectuer des calculs en fonction d’opérations logiques (par exemple, si telle protéine et telle autre sont présentes, mais pas une troisième, ouvrir la boîte…).
La programmation pour chaque boîte reste évidemment limitée, mais l’intérêt est de multiplier le nombre de ces nanorobots et les faire interagir entre eux afin de leur permettre de prendre, collectivement, des décisions de plus en plus complexes.

  comme le clame le blog Next Big Future à propos de cette expérience : “C’est le développement de la vision de la nanomédecine. C’est la réalisation de la puissance de la nanotechnologie ADN. C’est la nanotechnologie programmable de l’ADN.”


 un mariage possible entre biologie et impression 3D. Il ne parle pas seulement de l’impression des organes, qui a fait beaucoup de bruit à un moment. Il remarque cependant que si les tissus imprimés aujourd’hui ne sont pas susceptibles d’être transplantés dans un corps humain, ils sont néanmoins déjà utilisés pour effectuer des tests de médicaments, ou de toxicité. Mais ce que Carlson a en tête ne s’arrête pas là : il imagine d’autres structures, basées sur la biologie et en mesure d’être imprimées. Il s’agirait d’utiliser des encres biologiques qui auraient plusieurs propriétés, par exemple : “De petites molécules (des produits chimiques) qui réagissent les unes avec les autres ou avec l’environnement après l’impression ; de l’ADN ou des protéines ayant des rôles structurels, fonctionnels (par exemple de l’électronique) ou même génétiques après l’impression. Des virus qui forment des structures, ou qui sont conçus pour interagir biologiquement avec les couches supérieures de l’objet imprimé ; des cellules qui interagissent entre elles ou suivent un programme de développement défini génétiquement ou par le substrat” (c’est-à-dire l’environnement où elles se développent).

 Tout ce que je puis dire, c’est que nous sommes en train de faire des progrès substantiels dans notre apprentissage de la manipulation de la matière, et dans la programmation de celle-ci. La science-fiction a couvert ce terrain à plusieurs reprises, parfois bien, parfois mal. Mais maintenant, nous travaillons dans le monde réel (…). Les détails sont certainement difficiles à discerner, mais si vous prenez un peu de recul, la trajectoire générale devient claire.
C’est un chemin que John von Neumann et Norbert Wiener ont énoncé il y a plusieurs décennies.

La physique et les mathématiques nous ont appris quelles seraient les possibilités de base. La chimie et la science des matériaux ont permis de découvrir de nombreux exemples détaillés d’arrangements particuliers d’atomes produisant des comportements physiques spécifiques.

La théorie du contrôle nous a enseigné à la fois comment se comportent les organismes et comment construire des robots qui agissent de la même façon. 

 Maintenant, nous apprenons à programmer la biologie au niveau moléculaire. L’espace du possible, du réalisable, s’accroît tous les jours. Cela va être un voyage intéressant.”

 source

l'essentiel n'est pas "parlé" dans les médias. les grands bouleversements sont tus. (ce ne sont plus des transformations à ce niveau).

l'ADN, la nanotechnologie, la mutation des espèces induite. 

l'homme de demain se forme dans son bocal et l’homme d'hier l'ignore encore. l'homme a recréé la Création. une autre histoire devra être écrite et transmise, je suppose.