samedi 26 avril 2014

Alstom s'en va

Comme une lettre à la poste. Alstom, un fleuron de l'industrie lourde tricolore (turbines, centrales électriques, éoliennes, mais aussi TGV, trams...), pourrait passer dans le giron d'une énorme multinationale, la pieuvre américaine General Electric installée à Fairfield (Connecticut), et l'on entendrait presque une mouche voler. Les réactions du Premier ministre Manuel Valls ou du ministre de l'Industrie Arnaud Montebourg sont plutôt timorées. À n'y rien comprendre. Car voici exactement dix ans un certain Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances, s'est démené comme un beau diable pour sauver Alstom d'une faillite provoquée par le rachat au suisse ABB de turbines à gaz qui se révéleront défectueuses. Il fallait éviter que le groupe tombe dans les griffes de l'allemand Siemens dont les métiers (centrales électriques et ferroviaire) étaient largement symétriques. Nicolas Sarkozy, après des dizaines d'allers et retours dans la capitale européenne aux côtés du P-DG d'Alstom Patrick Kron, avait alors obtenu de Bruxelles l'autorisation de faire entrer l'État au capital de l'entreprise (21 %). À maintes reprises, Nicolas Sarkozy, le candidat puis le président, évoquera le sauvetage d'Alstom comme un acte exemplaire. source et plus

 

  En 1928, Thomson-Houston fusionne avec une partie de la SACM pour former une nouvelle entreprise. Ce sera Als-Thom, contraction d'ALSace-THOMson, société de construction électro-mécanique.
En 1932, l'atelier de constructions de locomotives Constructions électriques de France (CEF) fusionne avec ALS-THOM. La même année, Alsthom construit pour la Compagnie générale transatlantique les moteurs du Normandie. Ces moteurs sont parmi les plus grands jamais construits dans le monde. En 1937, ALS-THOM absorbe Vetra.
En 1958, une direction générale arrive à la tête d'Alsthom, dont le siège est situé à avenue Kléber à Paris, avec Georges Glasser qui inaugure une nouvelle ère et de nouvelles méthodes de direction avec des restructurations internes.


Le groupe Alstom compte deux métiers, le transport et l'énergie, et quatre secteurs : Alstom Thermal Power (construction de centrales électriques thermiques et systèmes annexes), Alstom Renewable Power (qui recouvre depuis mi 2011 les activités d'hydroélectricité, éolien, solaire et énergies marines renouvelables), Alstom Transport (équipements et services de transport ferroviaire) et Alstom Grid (solutions de transmission d'électricité). Son chiffre d'affaires, 19,5 milliards d'euros en 2011-2012, est réalisé à près de 90 % hors de France. Le groupe emploie plus de 92 600 personnes dans le monde. source
Certains produits sont connus de tous : TGV, Queen Mary 2 (activité marine dorénavant vendue), etc.
Le groupe est numéro 1 mondial dans :
 voyez-vous, Alstom n'est plus française. 
combien toucheront chaque français sur son prix de vente ?

à moins que ce ne soit une vente à perte, bien sur !!!

ces français dépensent sans compter et bradent leur capital, tout le monde le sait !

exit, Alstom. R.I.P.

bel endroit abandonné...