samedi 30 novembre 2013

l'autre façon de faire ses courses

 "Ça va finir mal dans les campagnes"

Vol d'une tonne de pommes de terre dans la Meuse, vendanges sauvages de 30 ares de vignes dans le Bordelais, mais aussi six tonnes de céréales volées dans le Vaucluse... Auxquels s'ajoute le vol de matériels agricoles. Les agriculteurs sont exaspérés et parlent de se faire justice eux-mêmes.

Dans la Meuse, une exploitation a constaté les premiers vols il y a trois ans. Depuis, plus de 20.000 euros de matériel a disparu. "On a été visités trois fois la première année, trois fois la deuxième", raconte l'agriculteur à RTL. "Les gendarmes de toute façon n'ont pas les moyens matériels de faire face à de telles bandes organisées."

À côté d'une délinquance locale versée dans la rapine de bois ou du petit outillage s'est développée une criminalité d'une tout autre envergure. «Des gangs itinérants sillonnent l'ensemble du territoire, experts dans le repérage et disposant de tentaculaires relais logistiques". Il s'agit du même type d'équipes qui étaient spécialisées auparavant dans les vols de camions frigorifiques ou d'engins de chantiers. Très opportunistes, elles répondent au gré du marché à des commandes émanant de pays de l'Est et, peut-être, d'Afrique.»

 Certains agriculteurs admettent tout juste qu'ils organisent des rondes nocturnes pour tenter de préserver leur matériel. Surveiller les champs et les récoltes est trop irréaliste.

source 1source 2 

la France Profonde, profondément.