mardi 12 novembre 2013

France, Israël, Qatar, Arabie Saoudite et Iran

Après la poignée de main historique entre François Hollande et Hassan Rohani en septembre dernier, la France est aujourd’hui pointée du doigt pour sa responsabilité dans l’échec des négociations visant à parvenir à un accord provisoire. 

Laurent Fabius s’est d’ailleurs montré très critique en imposant notamment des modifications au projet d’accord sur plusieurs points jugés comme « préoccupants ». 

En Iran, « l’intransigeance » française fait l’objet de toutes les critiques dans les milieux médiatiques et politiques. Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, accuse d’ailleurs ouvertement la France d’être plus intransigeante que les États-Unis. 
C’est dire à quel point l’administration Obama est disposée au compromis ou plus exactement à la compromission. 

En tout état de cause, on ne sera pas surpris d’apprendre que la position de la France a même fait l’objet de critiques parmi les négociateurs occidentaux !..............

............Il convient également de mentionner les liens solides qui unissent la France à un certain nombre de pays du Golf menacés par Téhéran dont l’Arabie Saoudite et le Qatar. source et plus 

et :

 On peut se demander ce qui a motivé cette position dure de la France.... l’Iran n’a jamais menacé la France et a toujours, au contraire, fait savoir son souhait d’entretenir des relations normales avec ce pays.... source et plus


la politique étrangère de notre gouvernement est passée inaperçue tant la politique intérieure retenait toute notre attention...
à 21% de "satisfaits" notre président a fort à faire avec sa population qui elle même se détourne des soucis iraniens puisque nous sommes quasiment le 15 du mois et qu'il faut continuer à manger et à mettre de l'essence dans la voiture et chauffer un peu car l'hiver est venu.

l'hiver est venu.

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 « Acte premier, scène première
 entre Gloucester :


 Gloucester – Donc, voici l’hiver de notre déplaisir changé en glorieux été par ce soleil d’York ; voici tous les nuages qui pesaient sur notre maison ensevelis dans le sein profond de l’Océan ! Donc, voici nos tempes ceintes de victorieuses guirlandes, nos armes ébréchées pendues en trophées, nos alarmes sinistres changées en gaies réunions, nos marches terribles en délicieuses mesures ! La guerre au hideux visage a déridé son front, et désormais, au lieu de monter des coursiers caparaçonnés pour effrayer les âmes des ennemis tremblants, elle gambade allègrement dans la chambre d’une femme, sous le charme lascif du luth. Mais moi qui ne suis pas formé pour ces jeux folâtres, ni pour faire les yeux doux à un miroir amoureux, moi qui suis rudement taillé et qui n’ai pas la majesté de l’amour pour me pavaner devant une nymphe aux coquettes allures, moi en qui est tronquée toute noble proportion, moi que la nature décevante a frustré de ses attraits, moi qu’elle a envoyé avant le temps dans le monde des vivants, difforme, inachevé, tout au plus à moitié fini, tellement estropié et contrefait que les chiens aboient quand je m’arrête près d’eux ! eh bien, moi, dans cette molle et languissante époque de paix, je n’ai d’autre plaisir, pour passer les heures, que d’épier mon ombre au soleil et de décrire ma propre difformité. Aussi, puisque je ne puis être l’amant qui charmera ces temps beaux parleurs, je suis déterminé à être un scélérat et à être le trouble-fête de ces jours frivoles. J’ai, par des inductions dangereuses, par des prophéties, par des calomnies, par des rêves d’homme ivre, fait le complot de créer entre mon frère Clarence et le roi une haine mortelle. et, pour peu que le roi Édouard soit aussi honnête et aussi loyal que je suis subtil, fourbe et traître, Clarence sera enfermé étroitement aujourd’hui même, en raison d’une prédiction qui dit que G sera le meurtrier des héritiers d’édouard. Replongez-vous, pensées, au fond de mon âme ! »


Extrait de William Shakespeare, Richard III,
Garnier-Flammarion, 1979, traduction de François-Victor Hugo.