lundi 18 novembre 2013

entreprise chinoise plus sociale ?




 ATTENTION : cet article est de "Léa". qui a proposé ses réflexions à partager.
merci, Léa ! 

j'espère que vous serez nombreux à réagir !

Leçon de Liu Chuanzhi sur la responsabilité sociale

Lenovo, filiale de Legend Holding avait avalé et digéré la division d'ordinateurs personnels de la firme américaine IBM, opération risquée qui s'est avérée être un sucés sur le long terme, puisque Lenovo se positionne comme leader mondial des constructeurs de PC et de tablette tactile en terme d'unités vendues.

Liu Chuanzhi, fondateur de Lenovo, maître chinois du business de haute technologie s'intéresse en 2013 au modèle français.

Le fondateur et président d'honneur de Legend Holding essayait déjà en 2011 de convaincre de la bonne volonté du groupe en terme de question sociale. Le sujet peut éveiller la curiosité lorsqu'il est évoqué par le grand patron d'une multinationale chinoise. Le pays est plus connu pour sa croissance à deux chiffres que pour ses progrès en terme de politique sociale.
Pourtant, au sein du CEC, China Entrepreneur Club, qu'il préside, M. Liu livre bataille au nom de la moralisation, de l'État de droit et de la responsabilité sociale. Le président affirme qu'il est conscient de la perte de crédibilité des entreprises chinoises en terme de responsabilité sociale au yeux du monde, ce qui explique son passage en France, “Berceau du contrat social contemporain”. Le grand patron a des idées libérales, son père était lui-même déjà un “ capitaliste patriotique” mais ne se voile pas la face en affirmant que la Chine ne peut se limiter aux progrès de l'économie et doit aussi “mener à bien des réformes sociales”.

La vérité est que la Chine a besoin d'équilibrer ses avancées, ayant profité d'un élan économique impressionnant, il lui faut maintenant faire suivre ses réformes sociales pour rejoindre le groupe des nations aux économies avancées. Le risque pour la Chine dans un futur à moyen terme est de ne pas pouvoir trouver de nouveaux moteurs de croissance après avoir épuisé les leviers qui avaient fait son succès dans les années 2000 : coût du travail bon marché, rattrapage technologique … Il va lui falloir innover pour rester compétitive. Au niveau macro économique on observe que la Chine présente une faible consommation des ménages. Hors celle-ci doit croître pour que le pays puisse terminer sa mutation économique. Si la consommation des ménages est basse, cela est dû premièrement au salaires qui sont encore faibles, mais surtout à l'insuffisance du système de protection sociale, qui oblige les chinois à épargner pour les “coups durs”.

Le patron de Lenovo semble avoir analysé les enjeux de la Chine dans un futur proche et avoir compris les changements nécessaires à la société chinoise. Il prône ainsi une entreprise chinoise plus sociale, ce qui va aussi améliorer son image à l'internationale, l'expert en business gagnerait-il sur les deux tableaux ?

Auteur : Lea Cramer