mercredi 16 octobre 2013

même les moutons préfèrent la laïcité

Neuf cents moutons à l’abattoir mobile, il n’y a pas de quoi satisfaire tous les musulmans du 93 qui veulent fêter l’Aïd de manière rituelle, d’autant que certains acheteurs viennent d’ailleurs, puisqu’ils n’ont pas cet abattoir dans leur département. 

 Depuis trois ans, l’Union des associations musulmanes propose de faire l’intermédiaire avec un éleveur de Normandie converti au halal. 
Les musulmans peuvent aussi commander leur agneau chez leur boucher ou encore au supermarché. 
« Mais attention, s’ils proposent des moutons pour l’Aïd le premier jour, c’est que l’animal n’est pas tué selon le rite », prévient un fidèle. 
Le sacrifice ne peut avoir lieu qu’après la prière, soit hier vers 8h30. Dans le doute, certains préfèrent continuer à sacrifier eux-mêmes la bête. 
« Il faut comprendre que ce n’est pas la viande qui compte, mais le rituel », explique Aissa Nakes, président du CRCM Ile-de-France – Centre. 
« Moi, je l’ai fait il y a cinq ans au Maroc, c’est merveilleux », lâche Abderrahmane Bouhout, clichois, qui admet avoir déjà sacrifié « un mouton dans la baignoire de l’appartement, avec [son] père, il y a très longtemps »

Désormais, il commande son agneau à l’abattoir mobile. 
« Ceux qui ont un pavillon préfèrent sacrifier leur mouton chez eux et le font aussi pour des amis qui vivent en appartement », note-t-il. Quitte à s’exposer à des contrôles. A Pierrefitte, la semaine dernière, les services vétérinaires ont saisi quinze ovins réunis dans une cour. Un cas loin d’être unique d’après les fidèles. source

autre technique à Roubais :

 

Voilà des années, de l’avis de tous les témoins que nous avons croisés, que la livraison et le sacrifice des moutons étaient organisés du côté du 189 de la rue de l’Alma, dans le quartier de l’Alma à Roubaix, sans que cela ne gêne personne.

Les éleveurs prenaient commande avant la fête de l’Aïd-el-Kebir et venaient livrer le premier jour de la fête en se garant au milieu de la cour. Plusieurs locaux de l’immeuble HLM étaient même dédiés à l’abattage : ils étaient lavés à grandes eaux avant et après les mises à mort, la gardienne d’immeuble et le bailleur social, 3F, étant parfaitement au courant.

Chacun savait aussi que ces sacrifices ne répondaient pas aux règles d’hygiène et étaient hors-la-loi, mais c’était toujours mieux que l’abattage dans la baignoire de l’appartement… Un peu comme les bennes mises à disposition par la mairie de Roubaix : c’est une forme de reconnaissance d’une pratique illégale, mais cela évite de retrouver des carcasses jetées n’importe où en ville. source


Le montage des toiles de tente, dans lesquelles l’abattage aura lieu à partir du 15 octobre, a débuté le 15/10, sur le parking de la place Robespierre, derrière la Maison du Peuple à Belfort. Photo Xavier GORAU

source 

 Deux critiques principales émergent : la dérogation au principe légal qui oblige à étourdir un animal avant de l’égorger. Le choix du lieu, situé en ville.

accessoirement, ça coute combien aux collectivités locales ? qui paye ?