lundi 14 octobre 2013

la Fabrique des Ignorants

Un rapport de l’inspection générale de l’éducation nationale explique que notre système de notation ne permet pas de savoir ce que maîtrisent les élèves ou de comparer les établissements entre eux. 

Pour uniformiser l’évaluation des acquis des élèves, les rapporteurs recommandent un recadrage national. (la conclusion d’un rapport de l’inspection générale de l’éducation nationale sur la notation et l’évaluation des élèves.)


 Le document dénonce l’opacité et les incohérences du système de notation en vigueur à l’école et au collège :
« le constat d’une absence d’objectivité est quasi constant : on ne sait pas ce qu’on évalue, les niveaux de performances ne sont pas définis », est-il pointé.

Pire : « il est impossible de savoir ce que maîtrisent effectivement les élèves et de comparer les résultats d’une classe à l’autre, d’une école ou d’un établissement à l’autre ».
 
 La notation chiffrée est quasi absente durant le cycle élémentaire. Elle apparaît en général en CM1 et CM2 pour préparer l’entrée au collège ou la note est quasi systématiquement la règle. Mais les enseignants ne sont pas tenus à un système de notation en particulier : « le cadrage national ne va guère au-delà de l’instruction par circulaire », rappelle le rapport. Résultat : le champ est laissé libre « à des choix individuels ».
Les rapporteurs recommandent de lever cette liberté pédagogique « au regard de la nécessité de rendre compte des résultats des élèves » et préconisent « un véritable cadrage national de l’évaluation ».

source 




 je ne cesse de le dire depuis quelques jours (ça commence à se voir, donc...!) un esclave qui fait la queue devant un guichet de bons alimentaires n'a pas besoin de savoir lire.

l'Ignorance c'est l'assurance de la paix sociale. pas de concept, pas de révolte !

tout étant relatif ici bas, la misère noire l'est aussi....surtout quand la Télévision ne diffuse que des faits divers.


lire ici

C’est ainsi que dès lors que survient une péripétie dans la vie d’une célébrité (une naissance ou un mariage dans une famille royale, l’arrivée d’un footballeur célèbre dans un club français, etc.), un évènement catastrophique, tragique, ou quoi que ce soit qui excite la curiosité et le sens de l’audimat des responsables des rédactions, le retournement de la hiérarchie habituelle de l’information réduit à la portion congrue le reste de « l’actualité », quelle qu’elle soit.
Le mode de traitement des faits divers est également en cause : leur présentation superficielle (« sur un mode tel qu’ils ne touchent à rien d’important ») ou anecdotique (trois micros-trottoirs pour témoigner qu’un incendie est bien un incendie), d’une part ; leur mise en scène sensationnaliste, d’autre part, qui, dans une recherche permanente du « scoop », s’appesantit sur les aspects les plus sordides en s’adressant à l’émotion des téléspectateurs, brouille de ce fait toute tentative de réflexion et interdit finalement toute mise à distance ou en perspective de « l’évènement ».
Enfin, l’accumulation de faits divers à sens unique sur les actes de délinquance, rassemblés dans la catégorie journalistique d’« insécurité » est plus problématique encore. Les « atteintes aux personnes » d’une part, le « vandalisme » et les « bagarres collectives » que l’INA qualifie de « violences antisociales » (sic) d’autre part, représentaient ainsi en 2012 plus de 60 % de l’ensemble des faits divers traités dans les JT ; soit en moyenne près de 3 sujets par jour relatant agressions, meurtres, enlèvements, viols, etc.


Alors que les questions internationales ou l’économie, notamment, feraient fuir les téléspectateurs vers des chaînes et des sujets réputés moins rébarbatifs, les faits divers auraient la vertu de retenir leur attention… D’ailleurs, M6 qui vise un public jeune, et France 3 qui joue la carte de la proximité, ont connu les plus fortes augmentations au cours de ces dix années. Les JT de TF1 et France 2, largement dominants en termes d’audience, se marquent de très près et la place qu’ils accordent aux faits divers évolue parallèlement sur la période, à un niveau très élevé – seule M6 en diffuse davantage.
Concurrence pour l’audience, donc. Mais une audience essentiellement quantitative (qui se préoccupe fort peu de la nature même de l’intérêt effectif porté aux informations) et instantanée (qui n’entend pas être renforcée sur une longue période).

En juin dernier, l’Institut national de l’audiovisuel (INA) révélait dans son « baromètre thématique des JT » qu’entre 2003 et 2013, le nombre de sujets consacrés chaque année aux faits divers dans les journaux télévisés des grandes chaînes généralistes avait connu une augmentation de 73 %. Alors qu’ils représentaient 3,6% de l’offre globale d’information (1191 sujets) en 2003, les faits divers « pèsent » aujourd’hui 6,1% de cette offre (2062 sujets). Ce qui signifie plus concrètement qu’en moyenne, le nombre de faits divers traités chaque jour dans les JT, toutes chaînes confondues, est passé de 3 à 5...............................................

exemple d'un gros fait divers.