mercredi 30 octobre 2013

des questions sans réponse

voilà, voilà, encore !

on nous occupe avec des choses qui n'existent pas plus aujourd'hui qu'elles n’existaient hier.
c'est la couverture du magazine à sortir demain.

les huiles de schiste ont enterré le "pic pétrolier" et son lot de mauvaises nouvelles dont la principale était qu'il fallait changer le système intégralement.
de la production d'énergie à l'utilisation intensive de la chimie dans l'agriculture en passant pas l'habitat urbain et rural qu'il fallait repenser.

les océans, disent certains, sont asphyxiés et les écosystèmes mourants.
peu importe ! 
le monde est unifié, les frontières n'existent que sur nos passeports. le monde entier consomme et pour cela s'appuie sur les mêmes techniques et rouages que ceux du 19° siècle.
les investissements sont internationaux. dans le cas contraire, ils sont inexistants.
la planète regarde les mêmes séries TV, les mêmes films, joue au même jeux vidéo, désire le même niveau de vie. c'est à dire le niveau de vie de l'américain middle class.  
 j’entends par là, "l'américain moyen vu par le cinéma américain".

chacun de nous sait que "ça ne peut ni ne va durer".
qui pense encore que F. Hollande ira jusqu'au bout de son mandat sans avoir à "dissoudre l'Assemblée Nationale" ou quelque chose du genre ?

chacun de nous sait que l'air est tellement pollué en ville qu'y vivre est prendre un risque.
"à la campagne", vivre au milieu des champs de maïs, c'est identique.
 je ne chanterai pas les bienfaits de la vie en milieu rural.

la rivière dans laquelle j'allais me baigner enfant est devenue la proie des algues vertes, nocives pour les poissons qui ont disparu comme pour les humains.

il n'y a plus de vers de terre ni dans les champs, ni dans les potagers de mes vieilles voisines, ni dans la vase sur les berges de la rivière.  

 dans le bus parisien aujourd'hui, les gens s'énervent et sont agressifs. 

ils ont peur, de l'avenir, des uns des autres, de tout.

ce n'est pas mieux "ailleurs". je cherche et recherche depuis longtemps une "terre d'asile", la paix, la beauté, le calme et je ne trouve pas.

il n'y en a pas, je pense.

par contre je sais qu'on nous ment. que la Chine ne ressemble plus du tout à ce qu'elle fut longtemps comme les états unis ou le Canada, ce merveilleux pays où la nature envahissait mon pas de porte. tout a changé.

les coupables, nous les connaissons, les prédateurs. en échange d'un iPhone nous avons vendu la puissance de nos muscles et de nos réflexions mais certainement aussi nos âmes.

pourquoi les blogues ferment ? parce que les blogueurs voient les informations passer comme assis devant l'eau des rivières et que rien ne change jamais.
une alerte chasse l'autre.
la "libération" des otages d'hier a chassé Léonarda et la taxe carbone.

on paye un ministre de l'écologie en remerciement de services rendus non pour défendre une cause.

et, nous le savons. nous le savons. pourquoi accepte-t-on d'être traités ainsi au mépris de toute bienséance ?

je pense après de longues réflexions que c'est la peur qui nous régit.

jusqu'à présent, la promesse d'un iPhone, d'une promenade avec Nabilla, d'un écran plat, d'un plan retraite ont toujours su calmer nos angoisses ou nos ires.

d'autre part, perdus, nous pensons "après moi le déluge". sans notion du monde que nous laisserons à nos enfants, à la chair de notre chair.

nous avons perdu notion du temps comme de l'espace.

et tout ceci fut rendu possible pour une simple raison, nous allons quitter la planète, un jour, tous.

alors, à quoi bon ? puisque nous ne verrons pas la fin de l'histoire qui même si elle se finit mal ne nous concernera pas.

nous sommes déresponsabilisés. et donc, seuls.

un clou chasse l'autre. 

avant de commencer un changement quelconque :

"un être humain, qu'est-ce que c'est ?".