lundi 21 octobre 2013

blanc

tu pars.
tu es déjà parti. ton corps est encore là mais pas toi.

tu quittes cette vie discrètement sans te débattre, comme tu as vécu.

tu as toujours lu à te perdre et toutes ces lignes ont tourné les pages du temps.

tu lisais et je réinventais l'histoire. je la réécrirai encore jusqu'à lui donner un sens, je tordrai les faits afin qu'ils s'inscrivent dans un imaginaire réinventé qui deviendra la réalité pour cause de seule référence.

c'est la force de la fiction, elle crée le récit, qui sans elle ne serait pas.

qu'est-ce qu'une vie sans son récit ?


une existence ne vaut que par l'histoire qu'en content les témoins.

je suis devant une page blanche.