jeudi 28 mars 2013

sans eau, sans terre, sans culotte !

Pénurie de terres arables
Il est indéniable que la quantité de terres cultivées depuis des décennies n’a pas progressé de manière proportionnelle à l’évolution des besoins. Le cas le plus inquiétant a concerné la Chine. Avec seulement 7% des terres arables dans le monde pour 20% de la population, Pékin partait déjà avec un handicap. Mais de surcroît, les terres cultivées en Chine se réduisent d’année en année.

Historiquement, 600 villes nouvelles, dont 90 de plus d’un million d’habitants, ont été créées sous le régime communiste, empiétant naturellement sur les terres arables. La croissance économique s’accélérant dans les années 1990, les superficies des terres arables ont commencé à reculer. Elles sont passées de 130 millions d’hectares en 1996 à 121,7 millions d’hectares en 2008 selon le Bureau National des Statistiques. De même, la taille des terres cultivables par tête se monte actuellement à environ 0,092 hectare, soit à peine 40% de la moyenne mondiale.

Bien entendu, la hausse spectaculaire des prix agricoles, qui a débouché sur la crise alimentaire de 2007, tire en partie sa source de l’arrivée de la Chine sur les marchés pour compenser la réduction de ses surfaces cultivées.

Accentué par la crise économique et la flambée des prix alimentaires en 2008, l’achat de terres arables a atteint des proportions gigantesques en Afrique. En dix ans, sur la totalité du continent, les superficies concernées atteignent la taille du Kenya. Un exemple frappant : quelque 30% des terres du Liberia ont été attribués sous forme de concessions à des investisseurs étrangers !

Des mesures pourraient être mises en place par la Banque mondiale, selon l’organisation humanitaire. Oxfam a ainsi demandé, en marge d’un sommet Banque mondiale/FMI à Tokyo, le 10 août, un gel de tous les investissements agricoles, afin de mettre en place les mécanismes de surveillances et de transparence.
La Banque mondiale a cependant aussitôt refusé. Et pour cause, l'institution de Washington joue un rôle de conseiller auprès des pays en développement mais surtout celui d'investisseur foncier : ses prises de participation dans l'agriculture ont augmenté de 200% ces dix dernières années. « Prendre une telle mesure [le gel des investissements, NDLR] n’aiderait pas à réduire les cas de pratiques abusives et dissuaderait vraisemblablement les investisseurs d’appliquer des normes élevées », justifie la banque, qui reconnaît que des « politiques de sauvegarde environnementales et sociales » devraient cependant être mises en place.

Entre 2007 et 2011, 45 millions d’hectares ont fait l’objet d’une transaction en Afrique subsaharienne. Dont deux-tiers l’ont été suite à des achats de terres destinées au secteur du bio-carburant. Or ces acquisitions ne sont pas sans conséquence sur les populations d’Afrique.
Nombre de contrats conclus dans le monde entre 2000 et 2010 (source : http://landportal.info/fr/landmatrix)
 
"quand on retrouve le "Guide"" :

 La zone de l'office du Niger est une région fertile au sud-est du Mali où l'on cultive beaucoup de riz. L'Etat Malien n'a cependant pas assez de moyens pour entretenir ces terre et a donc céder des terres cultivables à l'Etat Libyen qui a pour projet de construire des canaux pour agrandir la zone cultivable. 
tiens, tiens, on les retrouve groupés...(vidéo de 2010).

le projet Malien- Libyen (oublié) :

un petit point sur les pays investisseurs dans les terres africaines :

un petit point sur les pays qui investissent combien et où. vieilles données de 2009 :
des données de 2012 pour l'Afrique seule :



en France :
 
Selon un calcul du ministère de l’Agriculture français, la France agricole est privée de 82 000 hectares de terres agricoles par an depuis 2006, soit 26 m² de terres agricoles par seconde selon Joël Clergue, du syndicat des Jeunes Agriculteurs.

La raison est simple, la demande de nouvelles terres arables a continué de progresser tandis que l’offre s’est maintenue… voire réduite. Les parkings, les maisons Phénix ou encore les magasins Auchan ne cessent d’empiéter sur les terres agricoles françaises.

Cette tendance n’est pas nouvelle. Entre 1960 et 2010, la surface agricole utile (SAU) s’est réduite de 20% dans l’Hexagone. Il y a 40 ans, cette avancée inexorable des Auchan sur les champs agricoles pouvaient traduire la modernisation du pays, le vieux pays agricole se tournant vers la ville et la modernité. Aujourd’hui, cet empiétement devient dramatique. Car des habitants d’autres pays ont à leur tour voulu aller faire leurs courses chez Auchan et construire des maisons en carton-pâte. Résultat, les hectares consacrés aux céréales par exemple se sont considérablement réduits depuis les années 1970.

De manière générale, depuis les années 1950, les terres cultivées ont toutefois augmenté, de 10%. Mais dans le même temps, la population mondiale a doublé.
 
c'est ballot !
 
 http://www.inadesfo.net/Accaparement-des-terres-agricoles.html?lang=es
 
 http://www.forexagone.com/forum/matieres-premieres/la-france-perd-chaque-seconde-des-terres-agricoles-15067
 
 http://farmlandgrab.org/post/view/20218
 
 http://www.lesafriques.com/produits-de-base/la-ruee-vers-les-terres-agricoles-africaines.html?Itemid=308
 
 http://www.slateafrique.com/86587/qui-achete-les-terres-agricoles-africaines
 
 http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121012161515/
 
 http://oubangui.wordpress.com/tag/malawi/

http://www.planetoscope.com/sols/1175-disparition-de-surfaces-agricoles-dans-le-monde.html

malgré tout ceci, la faim et les tensions entre populations ainsi engendrées, selon un rapport de l'ONU (11 août 2010) :

  • De 5 à 10 millions d’hectares de terres agricoles disparaissent chaque année dans le monde du fait de l'érosion et de l'épuisement avancés des sols.
  • 19,5 millions d’hectares de terres agricoles sont converties chaque année en terres pour le développement industriel et immobilier. (+ "bio-carburants").
 l'indépendance énergétique, c'est une chose. l'indépendance alimentaire, une autre.

nous sommes dans un monde inter-dépendant. de la finance à l'accès à l'eau potable.

l'eau dégradée à Fukushima ou à Pékin a un impact dans nos verres. autant qu'en a eu la "crise financière" sur notre niveau de vie.

la population mondiale pour ses besoins alimentaires est dépendante des transports des denrées autant que de la capacité de production de matières premières agricoles des différents continents.

ce système capitaliste mondial est-il fini simplement parce qu’il n'est plus adapté aux réalités ?

le monde qui vient sera-t-il communiste ?

ce serait franchement comique, non ? l'avidité aurait produit le collectivisme ! 

un bon "LOL" vaut mieux qu'une grosse guerre !